Pâques, fête chrétienne, connaît une intensité particulière en pays Baoulé(ethnie du centre de la Côte d’Ivoire). Ce peuple s’est approprié cette fête et lui donne une toute autre appellation quoique proche l’une l’autre. « Paquinou ». Pendant cette période, les villages baoulé grouillent de monde. Koumélékro, un village la commune de Ouellé n’est pas en marge de cette ferveur pascale. « Paquinou » s’y est vécu. Le village avait revêtu ses plus beaux habits. Toutes les cours avaient été nettoyées, les arbres taillés ; même les bordures de la route ont été nettoyées.
Plusieurs convois en provenance d’Abidjan, de Toumodi … ont « envahi» le village. En ce qui concerne les convois d’Abidjan, ils ont été organisés aussi bien par des particuliers que par la MUREKA (Mutuelle des Ressortissants de Koumélékro à Abidjan).
C’est finalement à 13h 50 min que le dernier véhicule du convoi est sorti de N’Dotré (Abobo) pour arriver au village aux environs de 18h 30 min. Après l’arrivée des différents convois, la fanfare de Tiassalé, sollicitée pour la manifestation, donne le ton de l’événement par un accueil chaleureux des nouveaux venus à travers une parade. C’est le début de la fête. La nuit, l’histoire du village fut contée. Un bal poussière et une soirée souvenir souvenir furent organisés.
Le lendemain, samedi 03 avril, c’est la phase développement de « paquinou 2010 » à Koumélékro. C’est le jour choisi pour l’inauguration de l’HVA (Hydraulique Villageoise Améliorée). Cette journée a été aussi ponctuée par des danses traditionnelles et le tournoi de pétanque.
Dimanche 04 avril, jour de pâques, a été essentiellement dominé par les danses traditionnelles et modernes, les réceptions familiales et la tombola organisée par la MUREKA. Cette tombola a permis aux uns et aux autres de gagner des machettes, des bottes ou encore des téléphones portables… On a aussi eu droit à un match de football qui a opposé la diaspora au village, lequel s’est soldé par la victoire des villageois.
Le lundi, 05 avril, La fête se poursuivait encore quoiqu’ayant baissé en intensité ; certaines personnes retournaient déjà à Abidjan malgré elles, puisqu’il fallait travailler le lendemain, mardi.
Evrard Aka










