Elles sont sœurs et tiennent depuis le mois de septembre un restaurant plein air. Comme les autres étudiants, c’est leur « gombo » (leur petit job d’étudiante). Un petit job qui n’en a plus l’air tant il a pris de l’ampleur. D’un simple « gombo », elles sont passées à un « vrai gombo » c’est-à-dire un emploi presqu’à plein temps…
Photo Camille Millerand – Texte Donatien Kangah
Gwladys et Danielle. Elles, ce sont les sœurs YOBO. Elles sont toutes 2 étudiantes, élèves-ingénieurs en Marketing dans un établissement de la place. Leur passion, c’est la cuisine. Elles ont ouvert un « restaurant » ; une façon d’exercer leur passion tout en y ajoutant une dose de leur formation !
« En fait, c’est l’oisiveté qui nous a poussé à entreprendre ce commerce », relate Danielle. « Les jours libres, on restait en chambre à s’ennuyer devant la télé », poursuit-elle. « Puis, un jour, nous nous sommes dit pourquoi ne pas faire du commerce. Nous avons trouvé l’idée bonne…et nous avons lancé le resto de G&D pour différencier d’avec la marque D&G », intervient Gwladys.
Tous les matins, entre 6 h et 9 h, installés devant la petite cité des 220 logements, l’on pouvait les voir vendre avec beaucoup d’enthousiasme ces beignets. Des beignets qu’elles confectionnaient elles-mêmes. Quelques semaines plus tard, elles se laissent gagner par la routine. « ça devenait de plus en plus monotone », se défendent-elles. Elles décident de changer de « produits ». La nouvelle trouvaille : l’alloco (plat traditionnel ivoirien à base de bananes plantain frites). A peine un mois d’exercice…qu’elles doivent encore changer. Motifs évoqués : la cherté de l’huile et de la banane.
Elles se tournent donc vers les « plats de résistances ». Ici, le menu est imposé. « Nous proposons chaque soir un nouveau plat, du moins une nouvelle sauce », précisent-elles.
« Aujourd’hui (vendredi 11 décembre 2009), par exemple, nous avons prévu de faire de la sauce graine accompagné en général de riz ». Pour cette sauce particulièrement délicate, elles ont dû commencer la préparation plus tôt que d’habitude. Dès 10 h, les graines avaient été mises au feu.
Et ambitieux
Elles semblent avoir trouvé leur voie. En effet, elles s’y sentent bien surtout que « petites, nous aimions bien nous amuser en préparant ». A côté de ce fait, l’on peut dire que la restauration est rentable – 30 à 40 % de bénéfice les jours ouvrables et jusqu’à 80% le week-end » !- dans la mesure où elles réussissent à vivre sans « attendre grand’ chose des parents ».
Elles réfléchissent en ce moment à une stratégie qui leur permettra à toutes les 2 de poursuivre le commerce tout allant au cours. « La solution que nous avons trouvée, c’est que l’une de nous s’inscrira pour les cours du soir tandis que l’autre restera aux cours du jours », répond Gwladys. « Cela nous permettra de nous relayer », renchérit Danielle. Elles n’excluent pas non plus la possibilité d’ « embaucher quelqu’un pour les aider » déjà qu’elles en ont une.
Pour Gwladys et Danielle, l’aventure continue car elles n’entendent pas s’arrêter en si bon chemin. Alors, ne soyons pas étonnez si un de ces jours, elles étaient reconnue… par le guide Michelin !
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Elles se battent bien. Très bon exemple pour les jeunes femmes d’aujourd’hui. beaucoup de courage à »mes soeurs ».
soutient les filles!!!belles,courageuses et entreprenantes!!!que du bonheur pour vous.