La planète célèbre ce 12 juin 2010 la journée mondiale de la lutte contre le travail des enfants. Ils ont entre 5 et 15 ans : théoriquement ils devaient se trouver en classe ou sur des aires de jeu. Malheureusement, à travers le monde, ils sont exploités dans des champs, sur des chantiers de construction, dans des exploitations minières. Eux, se sont des enfants du monde dont les droits à l’éducation, à la liberté de mouvement et d’expression sont bafoués au quotidien. C’est pour abolir les pires formes d’exploitation des enfants que les Etats membres de l’OIT ont décidé de se lancer dans une vaste campagne pour l’éradication du travail des enfants.
Cette année la célébration du 12 juin se tient un mois après la conférence mondiale sur le travail des enfants à La Haye aux Pays Bas (12 mai 2010). On estime aujourd’hui à 115 million le nombre d’enfant économiquement actifs dans le monde. L’Afrique sub saharienne est dans la zone rouge. Dans cette zone 1 enfant sur 4 est exploité à des fins commerciales. En Côte d’Ivoire, on estime à 1.680.000 le nombre d’enfant actif ; cette situation a poussé les autorités ivoiriennes à prendre de mesure en vu d’éradiquer ce fléau qui jette le discrédit sur la production cacaoyère du pays en premier. Ainsi le 20 septembre 2007, la Côte d’Ivoire adopte un plan global de lutte contre les pires formes de traite des enfants. Ce plan global est renforcé le 3 juin 2010 en conseil des ministres par un projet de loi abolissant le travail des enfants.
Quand bien même l’actualité est dominée par le foot, on n’hésite pas donner son point de vue sur ces formes d’exploitation des enfants. « Je pense que les autorités doivent penser à sévir. C’est la seule méthode pour calmer ceux qui exploitent les enfants. Quand vous regardez les restaurants, les maquis et même les ménages, se sont des gamines de rien du tout qui font tout. Elles sont battues pour un rien et souvent privées de nourriture. Il faut que ça cesse ! » soutient Niamkey Emmanuel pompiste.
« L’âge de la majorité doit être respecté pour qu’une personne puisse commencer à travailler. Je crois que chacun doit s’impliquer dans cette lutte en refusant une petite fille comme servante, en dénonçant un voisin qui exploite ses enfants dans des travaux champêtres lourds ou en aidant la police à démanteler des réseaux de trafic d’enfant. C’est ensemble que nous arriverons à stopper ce fléau » souligne Mme Akegnan Pulchérie.
Suy Kahofi








