600 kilomètres pour 11 heures et des tracasseries

ph d'archive le blog de yoro

Il est un plus de 8 heures ce lundi 16 août quand le car de 70 places quitte  Ferkessédougou pour Abidjan. Le conducteur est souvent obligé de marquer des arrêts pour prendre des voyageurs. Temps perdu ? pas pour le conducteur. Pour lui, il faut avoir voir le maximum de passagers. Si vous avez acheté votre tickets à 10 000 francs soyez sûrs que

A cela il faut ajouter les arrêts obligatoires aux barrages des forces de l’ordre et de sécurité (FDS) où les compagnies de transport doivent s’acquitter d’un « droit de passage ». A Bouaké, au paiement obligatoire de ce droit par les transporteurs viennent s’ajouter  celui des voyageurs qui doivent  impérativement s’y soumettre en faisant le rang. Ici, point de besoin de montrer sa « pièce d’identité ». Seule le bruit de la pièce de 500F vous ouvre les voies de la traversée du barrage. Et ce, à l’entée et à la sortie de la ville. Une opération qui coûte… 45 minutes.

Une fois dans la zone gouvernementale, c’est un autre type de contrôle : celui des pièces d’identité et des bagages. Là encore on peut facilement brûler une heure par  barrage après le contrôle de la police, de la gendarmerie, des eaux et forêts et de la douane.

Le car arrive en provenance de Ferkéssédougou arrive finalement à Abidjan à 19 heures soit après 11 heures de route. Mais malheur à vous si vous avez une panne en chemin, c’est au moins 14 heures de voyage.

Abraham RABE,  Ferkessédougou

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