En ce moment, les aliments ou fruits trouvés le plus sur les marchés d’Abidjan sont le maïs frais, les mangues ou les avocats : c’est leur saison.
Ces aliments, en qualité et quantité suffisantes, sortent même du cadre spécifique des marchés de vivriers pour se retrouver à tous les carrefours et même devant les cours des particuliers: c’est le commerce de circonstance. Le maïs, par exemple, se retrouve sous toutes les formes comestibles. Bouillie ou braisé, ce sont des femmes qui en général le propose à des carrefours. D’autres circulent dans les quartiers pour les proposer à la vente. Dans des brouettes ou dans des récipients sur la tête, de jeunes garçons ou de jeunes dames vendent ces aliments (surtout l’avocat et les mangues) dans les rues et quartiers.
L’alimentation des Ivoiriens va suivre le mouvement des saisons et s’adapter aux nouvelles donnes. Une consommation (de certains aliments) qui est fonction des saisons voire des variations climatiques. Et pourtant une bonne alimentation suppose la consommation régulière et constante de ces aliments.
C’est là l’une des faiblesses de l’agriculture ivoirienne qui dépend encore et essentiellement des techniques traditionnelles, de la « providence divine » voire des éventuels « génies qui font et défont les saisons » selon certaines conceptions traditionnelles. C’est donc le lieu d’invoquer le nécessaire passage de l’agriculture traditionnelle à l’agriculture moderne, plus apte à répondre aux besoins du moment et même futurs.
Cette dernière implique la conservation efficiente des produits. En effet, s’il est vrai que « les arbres de la forêt ne produisent pas la même saison », il n’en demeure pas moins qu’une bonne politique de conservation et de gestion des productions agricoles permettra d’avoir à toutes saisons des aliments et fruits essentiels à l’organisme et à la bonne santé des populations.
Evrard Aka









