07/07/2018 / Moahet-Sran

Vendredi 6 juillet 2018. À Abidjan-Plateau (Côte d’Ivoire), une vingtaine de journalistes ont pris part à une session de formation sur les changements climatiques et le mécanisme REDD+.

La Redd+ (Réduction des émissions de gaz à effet de serre issues de la déforestation et de la dégradation des forêts), mécanisme international (volontaire), voit le jour en 2005. Elle s’inscrit dans le cadre de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

La Redd+ se veut une approche d’atténuation des changements climatiques basée sur les forêts pour les pays en développement. Pour leurs activités de lutte contre la déforestation et, de gestion efficace et durable des forêts, le mécanisme prévoit des rémunérations aux pays en développement.

La Redd+ en Côte d’Ivoire

En juin 2011, la Côte d’Ivoire adhère à la Redd+. Par cet engagement, le pays entend valablement faire face aux enjeux de la déforestation, qui, comme dans les autres pays en développement, est la « source la plus importante d’émissions », selon le commandant Kessé Brou, du Secrétariat exécutif permanent de la Redd+ Côte d’Ivoire.

Logo de la Redd + Côte d'IvoireLa Commission nationale Redd+ (CN-Redd+) ivoirienne est créée par le décret n° 2012-1049 du 24 octobre 2012. Jusqu’en 2030, la Redd+ Côte d’Ivoire, fait savoir le commandant Kessé Brou, ambitionne de porter à 20 % la couverture forestière ivoirienne, qui se situe aujourd’hui autour de 12 %.

Après la phase de préparation, qui a permis l’élaboration et l’adoption de la Stratégie nationale dans le cadre de ce mécanisme, la Redd+ Côte d’Ivoire prévoit lancer dans les semaines à venir sa phase d’investissement. Il s’agit de la phase de mise en œuvre du mécanisme, avec des activités sur toute l’étendue du territoire national.

Pour « s’assurer un développement durable et résilient face aux changements climatiques », colonel Ahoulou Ernest, secrétaire exécutif permanent de la Redd+, souhaite « l’engagement de toutes les parties prenantes » et « le changement de comportement des populations » ivoiriennes.

Evrard Aka