Abidjan : pourquoi tant d’embouteillages ?

Embouteillage à Abidjan - Crédit photo : Google

Un homme en uniforme à un carrefour, un coup de sifflet, un klaxon. Il est 18heures,  c’est la traditionnelle heure de pointe  sur la rue 38 de l’avenue 8 à Treichville (quartier populaire d’Abidjan). Depuis la destruction du feu, c’est ainsi.

Les embouteillages à cet endroit ne finissent plus. Le feu étant hors d’usage et les automibilistes toujours pressés, l’on assiste à un véritable désordre. Le carrefour est très vite bouché. Plus personne n’avance. Il s’ensuit alors un véritable concert de klaxons et aussi… d’injures .

Koné Awa, vendeuse d’eau glacée en bordure de la rue 38 témoigne : «  l’embouteillage peut durer 1 h voire 2 h. Mais depuis l’arrivée de ces nouveaux policiers, les embouteillages ont diminué ». Pour Badou Martin, automibiliste victime dudit l’embouteillage, «  cela témoigne du manque de discipline des uns et des autres. Même si le feu ne marche pas, il y a quand même certains qui ont la priorioté. Mais chacun fait ce qu’il veut et les pauvres policiers sont debordés. Qu’on ne vienne plus me dire que le bon sens est la chose au monde la mieux partagée

Les agents chargés de la fluidité routière, quant à eux, jouent leur rôle mais l’indiscipline et le manque de coopération de certains automibilistes ne leur facilite pas la tâche.

Hermann KOUASSI


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