Bien malin, qui pourra donner le nombre exact de réceptifs hôteliers que compte la ville d’Abengourou. Dix, cent, mille difficile à dire. Les hôtels les plus connus ont un nombre de chambres relativement important.
Certains hôtels comme « le Royaume » et « l’Indénié » ont une quarantaine de chambres, une piscine, un restaurant et même une discothèque.
Le tourisme n’est pas le seul facteur du grand nombre d’hôtels que compte la Cité royale de la paix et les autres sous-préfectures du département. Selon des témoignages recueillis auprès de certains gérants d’hôtels, la ville doit cette réputation à sa position stratégique.
Abengourou est une ville carrefour entre plusieurs autres départements et le Ghana. De nombreuses personnes en partance pour le Ghana font escale dans la cité. Aussi, à plus de 200 km d’Abidjan, la ville constitue une escale pour de nombreux voyageurs qui se rendent dans le Nord-Est du pays ou au Burkina-Faso.
Avec une population estimée en 2010 à plus de 110 000 habitants, les hôtels quoique nombreux, sont jugés insuffisants. Le week-end, les jours de fêtes et fériés, les hôtels affiches complet. En plus de la population, chaque fin de semaine, de nombreuses personnes viennent d’Abidjan, la capitale économique pour gonfler le nombre de clients des hôtels de la ville.
Abengourou est une cité urbaine. Elle offre les mêmes commodités que la plupart des grandes villes du pays. A la différence, elle est beaucoup plus calme. Fière de sa tradition de cité royale de la paix, l’étranger y est accueilli en Prince.
Enfin, la ville enregistre chaque week-end diverses cérémonies telles que les mariages, funérailles, séminaires, colloques etc.…
Abengourou est l’un des rares départements du pays où les cadres résident en permanence. Amoakon Sylvain est cadre de banque à Abidjan. Pour lui et ses amis, Abengourou est l’endroit idéal pour passer le week-end avec des amis le temps de regagner la capitale en début de semaine. « Abidjan est très stressant. Alors après le service, je viens ici reprendre des forces avant d’attaquer le travail », affirme t-il, tout en précisant que le séjour dans le plus grand hôtel de la ville est deux fois rien par rapport au même confort à Abidjan.
Si la plupart des grands réceptifs font la fierté de la ville au plan touristique et culturel, une grande majorité de « petits hôtels » n’obéissent pas aux règles élémentaires d’hygiène et n’offrent cependant pas un accueil digne de ce nom.
Au demeurant, certains hôtels constituent des maisons de passe, de hauts lieux de prostitution. Ces lieux ne sont connus que par un public avisé. Du coup, ils échappent au control des autorités qui n’ont d’yeux que pour les plus grands hôtels.
Joseph Yégobini OUATTARA









