Abobo – On se bouscule dans les cybercafés

Samedi 27 Février 2010. J’essaie de trouver un cyber à Abobo dans le quartier de la cité universitaire. Mais au « Cyber TROPIC », l’affluence qu’il y a me laisse sans voix. Pendant que les places assises sont toutes occupées, d’autres attendent arrêtés, leur tour.

Impatients d’avoir un poste pour se connecter, les internautes se bousculent parfois dans la salle de cyber. Cela est certainement dû au coût moins élevé de la connexion qui est de 100 fcfa. Et pour les clients, avoir un poste pour le travail est une bataille perpétuelle à mener.

Les gérants, eux, ne sont aucunement surpris par un pareil envahissement. Il s’en réjouissent d’ailleurs.

Les clients sont généralement des élèves et étudiants, parfois même des enfants entre10 et 15ans. Ils y viennent pour divers motifs. Cissé Ouédraogo, élève de 18 ans en classe de 1ère, fréquente les cybers depuis la classe de 6ème pour correspondre avec un club informatique Canadien qui lui  fourni des cours en informatique. D’autres y vont juste pour avoir des informations se rapportant à leur exposé ou travail de mémoire. « grâce à des informations reçues sur le net, nous avons obtenu la meilleures note dans un exposé en Anglais », exprime un groupe d’élèves.

Certains clients passent toute la journée au cyber. «Je ne me lasse pas. Je peux rester là toute une journée quand j’ai beaucoup de travaux. Même quand je finis, j’entre en contact avec mes correspondants », explique cet habitué des cybers. Tous ces clients qui envahissent les cybers n’y sont pas tous pour des recherches. Ils y a parmi eux des adeptes des jeux vidéos, de la pornographie et même des arnaques.

Et c’est au milieu de tout ce beau monde que l’espérais trouver un poste libre pour poster cet article. Il m’a fallu attendre des heures.

Odet Koutouan

Share