Vendredi 26 novembre 2009. La communauté musulmane de Côte d’Ivoire célèbre l’ «Aïd-el-Kebir » (la grande fête en arabe) plus connu sous le nom de Tabaski. Une célébration dont la Communauté des Elèves et Etudiants Musulmans de Côte d’Ivoire (CEEMUCI) n’a pas voulu être en reste, elle qui revendique « un islam orthodoxe c’est-à-dire le retour à un islam strict et originel ». Aussi, a-t-elle tenue à marquer ce jour saint par une célébration particulière en son siège provisoire, situé au sein de l’Université de Cocody.
Photo Camille Millerand – Texte Donatien Kangah
8 heures. Les premiers fidèles pointent leurs…chapelets. Parés de beaux boubous sortis sûrement pour la circonstance, ils se dirigent, après quelques salutations, vers la grande place aménagée pour la prière. « Il y aura deux prières ; celles de tout à l’heure par rapport à la fête, et l’autre à midi, puisqu’aujourd’hui, c’est vendredi…Il y aura donc deux sermons », précise Aboubacar, l’un des responsables nationaux du groupe.
Trois quarts d’heures plus tard, l’imam fait son entrée. Après les salutations d’usage, il se retire presqu’immédiatement dans une pièce servant de bureau. « Il va réviser son sermon », souffle quelqu’un dans l’assemblée.
Etudiant et Imam
Autorité spirituelle très respectée par la communauté, l’imam est chargé de conduire les deux moments de prières qui auront lieux ce jour. Le guide spirituel est encore étudiant et titulaire d’une maîtrise en Droit et Licencié en Lettres.
Quand il s’installe un peu après 9 heures, les fidèles se disposent et se lèvent pour saluer sa venue. La prière peut commencer.
Dix minutes. C’est le temps que dureront les différentes invocations. Puis, l’Imam Abbas monte sur la chaire pour lire son sermon. Une prédication lue en français et en Dioula (langue locale de Côte d’Ivoire). A la fin de la prière, des friandises sont distribuées pour « la rupture du jeûne ». « Tout à l’heure, il y aura le petit déjeuner, mais avant, nous allons procéder à l’immolation du mouton, symbole du sacrifice d’Abraham… », explique Aboubacar.
Un sacrifice difficile
Un mouton et un bœuf sont immolés en guise de sacrifice. Après l’immolation du mouton, les couteaux se tournent vers le bœuf. L’animal semble énervé. les Peulhs (bergers nomades originaire du Mali) à qui l’on a fait appelle pour cette tâche tardent à arriver. L’impatience gagne la quinzaine de jeunes mobilisées pour l’occasion. L’on décide de passer à l’acte. Tout doucement, les jeunes gens réussissent à saisir la queue de l’animal, puis, ses pattes. Mais ils se rendent compte que c’est une mission destinée à des « pros ». Ceux-ci arrivent enfin. Très vite, l’un des peuhls, certainement le plus âgé, immobilise la bête. L’imam peut alors faire l’immolation sous le regard très attentif de tous.









salut.felicitation pour la photo .bonne prise d’ensemble et bon commentaire de la ceremonie.