Elles sont nombreuses, ces personnes qui chaque jour quittent les dix communes d’Abidjan dans l’intention de s’offrir une paire de chaussure à Adjamé 220 logements ( quartier populaire). Sur le trottoir, au milieu d’un carrefour très fréquenté, un marché s’est improvisé à ciel ouvert. Et dans cet univers de vente de chaussures, on y trouve toutes les pointures et toutes les marques. Et comme l’affirme Comara Yacouba, l’un des détenteurs de stand de chaussures, « il y en a toutes les bourses ».
«C’est la raison pour laquelle nos clients viennent massivement des différentes communes d’Abidjan dans l’intention de se procurer notre marchandise».
Exposées à la merci des intempéries climatiques, ces chaussures présentent un véritable décor. Les vendeurs interpellent à la criée leur potentiels clients en vantant les atouts des chaussures. Paires de souliers, chaussures de sports, les marques rivalisent sur les stands. Et certains Abidjanais comme Ludovic Legbré, employé à NESTLE et domicilié à Yopougon (la plus grande commune) restent fidèles à cet univers.
« Cela fait précisément deux ans que fréquente ce lieu. C’est là que je fais ma provision et celle de mes petits garçons. L’endroit est facile d’accès, et même si ce sont des chaussures d’occasion pour la plupart, elles sont de bonne qualité ».
Loin de la pression de la location de magasins où encore des taxes de tout genre à payer à un quelconque syndicat, les vendeurs semblent faire un bon chiffre d’affaire. Quand vous voulez en savoir davantage sur leurs bénéfices, ils préfèrent vous dire que « C’est Dieu qui est fort ». Pour eux, cet espace est une aubaine. Même si leurs étalages encombrent le passage, même s’ils ne paient pas d’impôts, ils savent qu’ils ne seront pas inquiétés. En tout cas pas maintenant.
Judy-Kaêl Dahé








