11/10/2017 / Moahet-Sran

Abidjan, Côte d’Ivoire. Du 9 au 11 octobre 2017, 120 jeunes représentants africains et européens se réunissent dans le cadre du 4e Sommet Afrique – Europe de la jeunesse. Autour du thème : « Investir dans la jeunesse pour un avenir durable ».

« Investir dans la jeunesse est la condition préalable à la construction d’un avenir durable », soutiennent les représentants des jeunes africains et européens.

Pour eux, investir dans la jeunesse, c’est offrir aux jeunes un environnement adéquat afin qu’ils puissent atteindre leur plein potentiel et avoir un impact positif sur leurs sociétés.

Les représentants des jeunes africains et européens ne manquent pas de relever le « rôle vital » que jouent leurs organisations en Afrique et en Europe, surtout dans le développement des jeunes. Ils invitent les dirigeants et institutions à accroître leurs investissements, à faciliter et à soutenir leurs multiples rôles et contributions à la société. Ils plaident pour l’établissement d’« un pont entre l’État et les jeunes ».

Quelques recommandations des jeunes

  • Les jeunes appellent les États membres de l’UA [Union africaine] et de l’UE  [Union européenne] à garantir l’accès universel à une éducation inclusive et de qualité, en reconnaissant l’importance de l’enseignement et de la formation techniques et professionnels.
  • Les jeunes exhortent le partenariat Afrique – Union européenne à créer un cadre qui offre des programmes complets et continus de renforcement des capacités pour améliorer l’employabilité des jeunes et la capacité des jeunes entrepreneurs à mener des activités durables.
  • Les jeunes appellent les dirigeants africains et européens à aligner l’âge de la candidature sur l’âge de vote, car il est rationnel que les jeunes qui ont le droit de voter soient également éligibles pour se présenter aux élections.
  • Les jeunes appellent les gouvernements et les institutions à travailler avec les organisations de jeunesse à la création d’une Charte européenne de la jeunesse s’inspirant de la Charte africaine de la jeunesse et à définir dans le cadre du partenariat Afrique-UE des mécanismes de contrôle de l’accès des jeunes aux droits sur les deux continents.
  • Les jeunes appellent l’UA et l’UE à soutenir le développement participatif et la mise en œuvre des stratégies nationales par les institutions concernées, la société civile et la jeunesse aux niveaux local et national pour lutter contre le racisme et la discrimination sous toutes ses formes, y compris ceux basés sur le genre, l’appartenance ethnique, la religion, la culture et la situation géographique.
  • Les jeunes appellent les États membres de l’UA et de l’UE à faciliter la mise en œuvre de programmes agricoles durables pour promouvoir le transfert de technologie, le partage de bonnes pratiques et des programmes de subventions pour promouvoir l’agriculture biologique, en particulier chez les jeunes.
  • Les jeunes appellent les États membres de l’UA et de l’UE à soutenir les jeunes travaillant dans les industries créatives, à travers des structures locales, l’investissement dans la formation, la direction, la gestion, la production et la promotion de la culture pour les jeunes.

La qualité des travaux des jeunes saluée

« Vous avez accompli une tâche merveilleuse », exulte Sidi Touré, ministre ivoirien en charge de la Jeunesse.

Il entend se faire « fasse l’écho du plaidoyer des jeunes pour l’amélioration de leur prise en charge dans la gestion quotidienne de nos États ». Le ministre ivoirien assure d’ores et déjà que les « recommandations » des jeunes seront « prises en compte » par les dirigeants africains et européens.

Ulla Tørnæs, ministre danoise en charge du Développement de la Coopération, reconnaît également aux jeunes « de grandes aspirations ». La ministre danoise invite les jeunesses africaine et européenne à ne pas s’arrêter à la déclaration du Sommet, à « travailler tous les jours, quotidiennement ». Elle promet que les jeunes seront impliqués au Sommet des dirigeants Afrique – Europe, des 29 et 30 novembre 2017.

Evrard Aka