Agboville : Tosseta offre un arbre de Noël à L’Unité de formation intégrée

Tosseta offre de la joie aux enfant de L'UFI

Tosseta offre de la joie aux enfant de l’Ufi

C’est environ une vingtaine d’enfants pensionnaires à l’Unité de formation intégrée (Ufi) pour enfants handicapés sensoriels et intellects de la ville de d’Agboville qui ont bénéficié, le samedi 17 décembre 2016, d’un arbre de Noël offert par le Club de femmes de pouvoir baptisé Tosseta.

Tosseta signifie la vie en yacouba, ethnie de l’Ouest de la Côte d’Ivoire. « Par nos actions, nous voulons apporter la vie partout où nous passons. C’est la raison pour laquelle, en cette fin d’année 2016, les femmes de ce club viennent par cette manifestation apporter un peu de joie et de gaieté à tous ces enfants handicapés qui fréquentent cette Unité. », révèle Marie-Laure Dagault, présidente de Tosseta.

« Cet arbre de Noël vient donner une ambiance et une allure très festive à notre Unité qui, par manque d’infrastructures, sombre dans un abandon total. Nous ne disposons pas de soutien. Les subventions financières sont quasiment inexistantes. C’est la raison pour laquelle que l’Ufi se trouve dans un état de délabrement avancé. Aujourd’hui, nous saluons la présence des femmes de Tosseta qui, après avoir offert des kits scolaires aux enfants pour cette rentrée académique 2016-2017, ont rénové il y a quelques mois le centre avec des dons en matériels d’assainissement et des pots de peinture pour revêtement. Nous sommes très reconnaissants pour cet arbre de Noël qui, une fois de plus, va donner le sourire aux enfants que nous encadrons ici. », s’est réjouie la directrice de l’Ufi.

Un pensionnaire de l'UFI recevant son cadeau de sa maraine

Un pensionnaire de l’UFI recevant son cadeau de sa marraine

L’Unité de formation intégrée est un centre réservé aux enfants. La plupart des pensionnaires de cette structure souffrent d’handicaps sensoriels et intellects. Les enfants y sont admis via un mécanisme de détection et de prospection effectué par les encadreurs dans des familles et parfois dans les lieux de culte.

15 000 francs Cfa. C’est la somme qu’un parent doit débourser à l’inscription pour son enfant. Ce centre ne dispose pas de cantine et de commodités adéquates pour une bonne insertion de ces enfants. L’Ufi manque d’infrastructures. Face à cette situation, Tosseta envisage la construction d’un préau et d’une cantine qui sera financé sur fonds propres.

Notons que ce club de femmes aux âmes généreuses ne possède pas de bailleurs. « Tous ces cadeaux et ces dons […] ont été offerts gracieusement par nos membres, à travers un crowdfunding et des levées de fonds que nous organisons entre nous », précise Marie-Laure Dagault.

La rédaction