Ambroise Koffi ou la quête des ordures

un travail journalier

"Ramasser les ordures", Ambroise Koffi n'en a pas honte

Quelle est sa source d’inspiration ? D’où vient-il ? pourquoi le fait-il ? Ce monsieur, qui chaque jour avec sa brouette rend propre le centre de cocody (commune présidentielle).

Sa brouette en main, vêtu d’une chemise déchirée dépourvue de tous ses boutons, d’un pantalon transformé en culotte par la force des choses. Une tenue qui dégage une odeur très désagréable. Amboise Koffi fait le tour du quartier en fredonnant de temps à autre des chansons en baoulé (ethnie du centre de côte d’ivoire). Très  réputé dans tout le secteur, cet homme de32 ans exerce un travail très particulier. Chaque matin il fait le tour de tout le centre de Cocody à la quête des ordures.

«J’ai constaté à un certain moment donné les ordures qui jonchent devant le domicile de certaine personnes à Cocody et personne n’a l’air de s’en occuper. Alors un jour je me suis dis pourquoi ne pas les ramasser à raison d’une rémunération ; Voilà je suis arrivé à ce métier ».

Quoiqu’il en soit, selon lui, ce travail lui permet non seulement de gagner sa vie, mais également de se tisser la sympathie de la plupart des femmes de foyer de la commune.  « Il nous rend beaucoup service car cela fait un beau moment que la société qui se charge de ramasser nos ordures ne vient plus. Alors si on peut donner 200 FCFA (environ 0.30 euro) à Ambroise pour qu’il nous débarrasse de nos ordures je crois que cela vaut le coup », déclare dame Sylvie Konan.

Marginalisé par la plupart des personnes qu’il croise  dans la rue, Ambroise Koffi ne tient pas compte de ce qu’il peut entendre de  la part de ces personnes. Mieux, il se dit fier de son travail. Il suffit simplement de le voir dans l’ambiance de son travail pour attester.

Les préjugés, Ambroise Koffi  s’en moque, « de toute façon j’y suis habitué. Mais je me dis dans la vie quand on a des objectifs à atteindre, on fait fit des préjugés et puis pour ce métier que je fais, je dois m’attendre à tout ».

Judy-Kaêl Dahé

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