Anyama- Sur la route du calvaire

La voie d'Anyama dans un état piteux

Voilà plus d’une décennie  que la population d’Anyama effectue difficilement le déplacement. Et ce, à cause de l’état de dégradation très avancée de la grande voie.

La voie reliant l’axe Anyama-Abobo pk18 se trouve dans un état critique. Personne n’ose mener encore des démarches auprès d’une quelconque autorité puisque les premières entreprises sont restées infructueuses. « Plusieurs personnes se sont organisées pour rencontrer les autorités municipales et bien d’autres. Celles-ci leur ont donné espoir que la réhabilitation de cette voie se fera dans de plus brefs délais. Mais jusqu’à ce jour, rien ne se fait », affirme un usager anonyme.

Selon nos sources, en 2007, les travaux de la réhabilitation  avaient été entamés par la société LEV-CI. Après avoir enlevé quelques résidus de bitume qui soutenaient la voie, les travaux qui devaient s’achever dans un délai de cinq mois ont été interrompus pour des raisons inconnues.

Par moment, certaines entreprises situées dans cette localité ou les transporteurs prennent eux-mêmes l’initiative d’entretenir la voie. Ils payent de fortes sommes  pour faire aplanir cette voie dont les creux s’élargissent à la tombée de la moindre goutte de pluie. Mais tout cet effort n’est que pour quelques semaines. Seulement quelques goutes de pluies suffisent pour rendre la voie de nouveau impraticable. «Combien de fois des Caterpillars ne sont-ils pas passés pour entreprendre des travaux d’aplanissement ? », se demande Souleymane Koné un conducteur de minicar communément appelé « Gbaka ». « Cette voie a besoin d’être simplement bitumée », ajoute t-il.

Un calvaire pour les populations

Les usagers de cette voie Anyama-Abobo pk18 souffrent et en payent de lourdes conséquences. L’état de  dégradation ne favorise pas le déplacement rapide, plusieurs conducteurs de minicar refusent d’y circuler pour convoyer la population. Ils le refusent par contrainte et pour faire de bonnes recettes. Fofana, jeune chauffeur.

«Nous refusons de venir prendre les passagers à Anyama parce que c’est ce que nous demandent les propriétaires des véhicules. Ils craignent que leurs voitures soient endommagés. Celui qui s’entête, c’est à ses risques et périls. D’ailleurs cela nous permet d’aller vite et avoir de bonnes recettes ».

Ce sont des raisons pour lesquelles les habitants accusent des retards à des rendez-vous parfois à leur service. Selon un témoignage, les secousses ont provoqué un choc chez une femme enceinte. Cette dernière a dû être opérée pour sauver l’enfant. Ce ne sont pas les transporteurs de « Gbaka » qui se diront épargnés. Eux dont les véhicules s’embourbent sans cesse et se retrouvent chez le mécanicien deux à trois fois par semaine. Selon les syndicats, des démarches sont en tain d’être entreprises pour que les autorités réagissent. Mais jusqu’à quand ?

Odet Koutouan

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