Présente chaque matin sur son lieu de travail, Fatim Coulibaly est l’une des plus grandes commerçantes de bois de chaume d’Azaguié . Un métier qu’elle pratique avec amour et tout le sérieux.
«Ce métier nous permet mon mari et moi , de nous occuper des charges de notre petite famille. Car grâce cela, nous arrivons à scolariser nos trois enfants et je crois que c’est l’essentiel», explique Fatim coulibaly.
En effet, il suffit d’arriver dans cette petite ville du sud du pays pour se rendre compte que Fatim Coulibaly et son mari jouissent d’une notoriété sans précédent grâce à leur métier.
Une notoriété dûe au sens du sérieux et d’organisation du couple Coulibaly. Quand le mari se charge de transporter les bois des champs à la ville, sa femme, elle, se charge de la commercialisation de la marchandise.
« Si nous sommes arrivés à ce stade aujourd’hui, c’est parce que nous avons imposé une rigueur dans notre travail, et d’ailleurs nous continuons de travailler durement, parce que figurez-vous dans nos débuts, c’était à l’aide d’une bicyclette que je transportais les bois. Aujourd’hui avec le peu de moyens que nous avons, nous arrivons à faire le transport en tracteur et nous ne pouvons que remercier Dieu », se réjouit Fousseni Coulibaly.
Quoiqu’il en soit, dans la majorité des familles de la ville, ce sont les bois de chaume de Fatim qui s’utilisent.
« Son bois de chaume est de bonne qualité. Il est bien séché et surtout il n’est pas du tout couteux. C’est pourquoi chaque fois que j’en ai besoin je ne me fais pas prier », précise Dame Antoinette Koffi, l’une des fidèles clientes de Fatim.
Ils sont nombreux ces clients venant souvent des villages de la périphérie pour acheter du « bois de Fatim ».
«Presque la moitié de ma clientèle vient des villages voisins car, elle estime que la qualité de mon bois est très bonne et surtout le cout est réduit », spécifie Fatim.
Avec un chiffre d’affaire de 15 000F CFA (environ 22.86 euros) par jour, le couple Coulibaly se dit être fier de leur travail et vivent avec leurs quatre enfants loin du problème de chômage qui bat son plein dans la ville.
Judy-Kaèl Dahé
*Publié le : 21 janvier 2010 à 11 h 54 min










