21/08/2010 / Yoroba

Le président de l'UPF posant avec quelques Avenants régionaux

Discours du président de la cérémonie, Alfred Dan Moussa, Président international de l’Union internationale de la presse francophone lors de la cérémonie de remise de diplômes aux Avenants régionaux d’Avenue225.

Mesdames, Messieurs, Honorables invités, Au nom de l’Union internationale de la presse francophone, je voudrais saluer, en premier, les élus de ce jour. Mesdames et messieurs les lauréats du concours des correspondants régionaux du premier site ivoirien d’actualité de proximité, vous avez du mérite, beaucoup de mérite.

Le projet qui nous rassemble ne se serait pas poursuivi si vous n’aviez pas fait acte de candidature. A vous les candidats heureux, à vous qui avez été sélectionnés, à vous qui avez été formés au traitement de l’actualité, mais pas de n’importe quelle actualité, il s’agit ici de l’actualité de proximité, à vous qui êtes désormais les yeux grand ouverts et les oreilles grand ouvertes de vos régions respectives, je voudrais dire courage, beaucoup de courage dans l’exercice de votre mission.

Commencer une expérience n’est pas toujours chose aisée. Et voilà que, de surcroît, vous commencez cette aventure dans un contexte surchauffé : contentieux électoral, dénonciations calomnieuses, radiations de la liste électorale, réhabilitations, campagne électorale, promesses électorales à l’infini, petites phrases assassines.

Vous voici, en mission, dans une atmosphère de passion, de tension et de grands enjeux que ceux liés à la conservation et à la prise de pouvoir. Vous allez en mission dans un environnement de cases voisines où tout le monde se connaît et où tout le monde vous connaît et vous connaîtra davantage. Vous ne passerez plus inaperçus. Vous n’avez donc plus droit à l’erreur. Seule, la qualité de vos productions va assurer avec efficacité votre sécurité. Seuls le fond et la forme de vos écrits seront le policier, le gendarme et le gardien de jour ou de nuit, appelés à garantir votre sécurité. Soyez prudents. Soyez honnêtes.

Nous attendons de vous, de nous fournir et de nous servir l’information de votre localité. C’est en cela que l’on vous appellera tantôt des correspondants régionaux, tantôt des localiers. Vous n’êtes pas condamnés à porter, durant toute votre vie et durant toute votre carrière, cette qualité. Vous pouvez vous retrouver aux quatre coins du monde. Le mérite peut conduire chacun de vous aux extrémités du monde. L’excellence peut conduire chacun de vous au sommet de votre art.

Dans tous les cas, vous portez déjà un grand nom : Avenue225.com. Vous avez dit 225 ? Vous montrez ainsi du doigt l’indicatif international de la Côte d’Ivoire. Votre projet porte la Côte d’Ivoire. Vous portez donc tous, la Côte d’Ivoire, et vous la mettez en compétition avec les indicatifs des autres pays du monde : 223 pour le Mali, 224 pour la Guinée, 226  pour le Burkina Faso, 227 pour le Niger, 964 pour l’Irak, 976 pour la Mongolie, 995 pour la Georgie, etc, etc.

Vous faites partie non seulement de la génération, mais surtout, de la catégorie de citoyens qui se bat, avec ses propres moyens, afin que la Côte d’Ivoire s’approprie, chaque jour davantage, les technologies de l’information et de la communication, afin que la Côte d’Ivoire occupe un rang honorable dans la maîtrise de ces outils incontournables, en évolution constante. Contributions significatives au développement de votre pays et de votre métier, que les vôtres.

Mesdames, Messieurs, Honorables invités,

Fini vraiment, le temps où le correspondant local doit recourir au transport en commun, pour faire parvenir son article au siège du journal. Pourvu que le car ne tombe pas en panne, avant d’avoir atteint Abidjan. Pourvu qu’à l’arrivée du car, le chauffeur n’oublie pas de déposer le hors sac au siège du journal. Pourvu que la rédaction, non plus, n’oublie d’envoyer un coursier, pour récupérer, à la gare routière, l’article tant attendu.

Fini vraiment, le temps où le correspond, en France, du seul quotidien ivoirien de l’époque, Fraternité Matin, doit se rendre à l’aéroport Charles De Gaulle de Paris, pour remettre son article à un passager de bonne volonté, pour le remettre à son tour au siège du journal, à son arrivée à Abidjan. Pourvu que le vol soit à l’heure. Pourvu que le passager, porteur de la nouvelle exclusive, transmette le message, malgré la joie des retrouvailles avec ses amis et sa famille, à l’aéroport Houphouët-Boigny, une joie susceptible de le conduire dans une direction opposée à celle qui mène au siège du journal.

Fini vraiment, le temps où un article pouvait être acheminé par voie postale. Pourvu que les agents des postes et télécommunications, au départ ou à l’arrivée, ne soient pas en grève.

Fini, bien fini, le temps où le pellicule, support des différentes prises de vue d’une cérémonie, doit passer en laboratoire, et où les photos ne peuvent être livrées qu’au bout de 24 à 48 heures, dans le meilleur des cas.

Fini, bien fini, le temps où le temps ne compte pas. Voici, arrivé, le temps où le temps est de l’or. Celui des technologies de l’information et de la communication.

Télécharger l’intégralité du discours.