Les établissements scolaires de la ville de Bocanda sont confrontés à un véritable problème. Chaque année au bas mot 100 filles du primaire et du secondaire quittent l’école à cause des grossesses contractées au cours de l’année scolaire. Malgré les campagnes de sensibilisation sur l’abstinence et/ou le port du préservatif, les chiffres ne font que croître !
Les causes
La première cause est la naïveté des jeunes filles. La majorité d’entre elles découvrent la ville et jouissent d’une certaine liberté en l’absence des parents. Elles se préoccupent peu de leurs études : elles sortent des foyers d’accueil et rentrent tard. Certaines passent la nuit chez leurs petits amis eux aussi élèves.
La deuxième cause est la démission des parents. En effet Bocanda est une ville où les élèves sont livrés à eux-mêmes lorsqu’ils y sont installés. Les parents généralement louent des maisons de type une pièce appelée aussi « entré-couché » aux enfants. Deux ou trois filles partagent cet espace et se « débrouillent » pour manger. La faim et les différents besoins poussent certaines filles à la prostitution. Elles deviennent des proies faciles pour des prédateurs qui ont pour nom tuteur légal, camarade élève, enseignants…
Les conséquences
Ce relâchement des mœurs conduit inévitablement à des cas de grossesses qui obligent bon nombre de filles à quitter l’école. Les éducateurs se voient dans l’obligation d’accompagner les jeunes filles à l’hôpital générale pour qu’un certificat de grossesse leur soit délivré. Ainsi elles perdent l’année scolaire en cours et ne reviendront que l’année prochaine à la seule condition que le médecin ne juge la reprise des cours possible. Monsieur Kalidou proviseur du Lycée Moderne semble dépassé.
« Nos efforts semblent être vain face à ce phénomène. Mon prédécesseur m’avait mis en garde et m’avait demandé de redoubler d’effort mais hélas rien qu’au premier trimestre de cette année 2010 nous avons déjà 48 cas. A ce rythme le cap des 100 grossesses sera franchit ».
Les solutions
Pour l’inspecteur de l’orientation Innocent Tah, la solution au problème réside dans la prévention et la sensibilisation au port du préservatif.
« Il faut que leur distribution soit gratuite car il n’est pas ici question d’une invitation à la débauche comme certains le pensent. La lutte contre ce fléau doit aussi se faire aussi par un engagement vrai de l’Etat par la création d’un programme la lutte contre les grossesses en milieu scolaire, un engagement des parents à plus de suivi au niveau des enfants et un renforcement des cours d’ECM sensés donner des rudiments sur la vie sexuelle aux enfants ».
Suy Kahofi









Bocanda n’est pas la seule ville victime de ce fléau. il ya aussi des villes de l’interieur comme Agboville, Tiassalé, Aboisso…
et ce pour les memes raisons citées plus haut. merci
bonjour, je suis un doctorant en socio-anthropologie et je traville sur le passionnant sujet des grossesses en milieu scolaire.pouvez-vous me donner plus d’information
merci