Bouaké: le marché de Bamoro, nouveau pôle économique de la vallée du bandama

En cette année 2011, la météo économique de la région de la vallée du Bandama est à l’image de la situation socio-économique du pays.

Ensoleillée  et  relativement prospère avant le 19 septembre 2002. Puis couverte et ombrageuse depuis plus de huit ans. La faute à cette crise politique qui n’en finit pas. Mais dans cette grisaille ambiante, un rayon de soleil venu de Bamoro (commune rurale située à 15 km de la ville de Bouaké), permet au navire économique Bouakéen de ne pas sombrer.

Une vue du marché de Bamoro

Le marché de Bamoro est un vrai pôle d’attraction pour tous les commerçants désireux de faire de bonnes affaires en ces temps de vaches maigres où les espèces sonnantes et trébuchantes se font aussi rares que les bagues sur les doigts d’un lépreux.

Ce marché  se tient  chaque lundi et fait son petit bonhomme de chemin à la grande joie des populations du canton Pharis qui trouvent là une aubaine pour écouler leurs productions locales, qu’elles n’arrivent plus à faire descendre aisément sur  Abidjan. Avec elles, les commerçants de Bouaké et ceux des villes environnantes qui ont fait de ce marché cantonal une destination privilégiée et obligatoire.

Mais comment se fait –il qu’en ces temps de récession économique aigüe, ce marché attire encore du monde ? Qu’est ce qui fait la particularité de ce marché pour qu’il fasse l’objet d’attention de la part des commerçants de toutes les contrées de la vallée de Bandama ? Voilà autant de questions qui fourmillent dans l’esprit des uns et des autres quant au rôle capital que joue ce marché dans le maintien de l’équilibre financier de la région.

Pour Kouassi Kan Ferdinand ressortissant du village Affouvanssou, le succès de  ce marché réside dans sa position géographique.

« Bamoro où se tient le marché est très bien situé par rapport à Bouaké et  les autres villages. Il est facilement accessible car situé juste à côté de la voie bitumée Bouaké-Katiola. La preuve, la société qui gère les bus du côté de Bouaké vient d’inaugurer une nouvelle ligne Bouaké-Bamoro qui les lundis, jour de marché est complètement assaillie par les commerçants et les potentiels acheteurs »

Zerbo  Ibrahima, vendeurs de dabas et de machettes dans ledit marché, avance d’autres raisons.

« La présence d’un hangar pour protéger  les commerçants du soleil ainsi  que l’entretien régulier du site, sont des raisons qui à mon humble avis peuvent expliquer le succès relatif de ce marché. »

Qu’à cela ne tienne, le marché de Bamoro ne désemplit  pas chaque lundi. Et cela n’est pas prêt de s’arrêter de sitôt. Pour  le grand bonheur des commerçants et des populations qui font de bonnes affaires.

FREDERIC GORE BI

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