22/11/2012 / La Redaction
Rendre à la terre ce que nous lui avons pris en termes de fèves!

L’utilisation de l’engrais dans la cacaoculture comme dans les maraîchers pour accroître la productivité des plantations ! L’idée serait une première pour de nombreux paysans car en Côte d’Ivoire, le nombre de producteurs utilisant l’engrais pour une plantation de cacao est nul.

C’est pour rompre avec cette réalité que l’IDH a décidé de lancer la phase pilote d’un projet de fertilisation des sols dédiés à la cacao-culture par l’utilisation d’engrais. Ce projet ambitieux a été présenté aux acteurs de l’industrie du cacao ce 21 novembre à la salle Akwaba de l’hôtel Pullman Abidjan-Plateau.

L’IDH est une initiative agro-industrielle du Gouvernement Néerlandais basée sur la réalité du commerce et de la production durable. Elle oriente ses réflexions sur l’avenir de plusieurs productions agricoles et le cacao représente un programme entier.

En sa qualité de responsable du programme cacao, Jonas Mva Mva soutient que l’initiative Engrais pour la Côte d’Ivoire et le Nigeria « vient en réponse à la problématique de l’appauvrissement des sols. IDH a voulu mettre autour de la table les acteurs du secteur pour attirer leur attention sur la nécessité de rendre à la terre ce que nous lui prenons en termes de fèves ».

La Côte d’Ivoire et le Nigeria ont été choisis pour la phase pilote de ce projet pour deux raisons principales. La Côte d’Ivoire c’est connu, est le premier producteur mondial. De la survie du cacao Ivoirien dépend en grande partie l’avenir de toute l’industrie.

Accroître la production à l’hectare cultivé peut très vite faire doubler la production Ivoirienne et apporter une meilleure plus-value aux paysans. Le Nigeria de son côté est un laboratoire qui étudie plusieurs alternatives pour booster sa production. L’initiative de la fertilisation des sols est donc une opportunité clé pour le pays.

Mamadou Sangafowa Coulibaly, ministre sortant de l’agriculture a félicité l’IDH pour ce projet « qui changera à coup sûr l’avenir du cacao et duquel la Côte d’Ivoire attend beaucoup » ! Après la phase pilote, l’initiative sera étendue à d’autres pays producteurs.

L’entreprise OCP, leader mondial des engrais a permis le développement de nouveaux types d’engrais pour le projet. L’entreprise confirme que l’engrais a été étudié pour les besoins de la cacaoculture et sera accessible aux producteurs à la base.

Ayant marqué un intérêt particulier pour le projet de la fertilisation des sols alors qu’il était membre du gouvernement néerlandais, Bert Koenders, l’actuel représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire se félicite de l’aboutissement d’un projet qui viendra freiner la pauvreté.

En effet, plusieurs milliers de personnes à travers le monde vivent directement du cacao et accroître la production pourrait les aider à améliorer leurs conditions de vie.

SUY Kahofi