17/09/2015 / La Redaction

Car-WreckUne moyenne de plus de 600 morts liés à des accidents de la circulation, chaque année en Côte d’Ivoire à ajouter aux plus de 13 000 blessés dans les mêmes circonstances. Le tableau de la sécurité routière ivoirienne revêt les teintes les plus sombres qui soient. A quoi sont dus ces chiffres si alarmants ?

Ces événements tragiques qui frappent quotidiennement les ivoiriens trouvent leur origine dans une variété de causes. De l’avis de l’Office de la Sécurité Routière (OSER), près de 94 % des collisions sont imputables aux facteurs humains (comportement des conducteurs, et des piétons), tandis que les causes techniques et infrastructurelles sont à blâmer pour les 6% restant.

Une formation insuffisante

C’est un constat désolant, l’octroi du précieux sésame qu’est le permis de conduire n’est pas assez rigoureux en Côte d’Ivoire. En plus des auto-écoles officiellement habilitées à dispenser la formation préalable à l’obtention du permis, d’autres structures voient le jour, et rejoignent les rangs des distributeurs de permis.

C’est le cas par exemple d’ONG et de mairies, auprès desquelles les particuliers peuvent se procurer le permis de conduire à moindre coût, après une initiation sommaire aux bases théoriques et pratiques de la conduite automobile. Résultat : les routes du pays regorgent d’automobilistes à la formation incomplète, qui ne disposent pas des pré-requis indispensables à la conduite et qui représentent autant de sources de péril.

Le non-respect du code de la route

Conséquence directe du défaut de formation précédemment évoqué ou tout simplement indiscipline au volant. Toujours est-il que la non application des règles de conduite figure également en bonne place parmi les causes de l’insécurité routière.

Une fois le permis empoché, nombre d’automobilistes semblent oublier toutes les connaissances théoriques et pratiques apprises durant les cours de conduite, et n’en font qu’à leur tête. L’anarchie généralisée qui en résulte entraine sans surprise une hausse du nombre d’accidents de la route un peu partout en Côte d’Ivoire.

Les comportements à risque tels que les excès de vitesse, la traversée hors des clous, etc. sont aussi cités dans la même catégorie.

Une conduite distraite

La conduite automobile requiert une attention complète qui ne souffre aucune distraction. Malheureusement, les sources de diversion au volant sont innombrables. Les plus courantes sont notamment le téléphone portable, les passagers du véhicule, les aliments et la boisson, l’environnement immédiat du véhicule, ainsi que les appareils de bord. Tous ces facteurs contribuent à détourner l’attention du conducteur, qui dès lors s’expose, de même que les autres usagers de la route, à un danger certain.

Des défaillances techniques

Les erreurs humaines ne sont pas seules responsables des situations périlleuses enregistrées sur nos routes. Il n’est pas rare qu’un dysfonctionnement mécanique soit en cause dans les collisions souvent mortelles. Cela représente même 4,62% des causes d’accidents selon l’OSER.  C’est le cas par exemple, de freins défaillants, particulièrement dangereux dans le cas de véhicules lourds lancés à vive allure. De tels troubles peuvent heureusement être détectés et corrigés grâce à la visite technique annuelle obligatoire, comme nous l’exposait précédemment Carmudi.

Le mauvais état des routes

Le patrimoine routier entre également en cause, car les voies impraticables parsemées de nids de poules et d’ornières sont bien souvent à l’origine de renversements de camions chargés. Ces routes défoncées peuvent également entrainer, de manière indirecte, des pannes et autres défaillances sur les véhicules les empruntant plus ou moins régulièrement.

Sur nos routes, le danger est permanent, et revêt les formes les plus variées. Prudence et patience sont donc de mise au volant, ainsi que discipline et respect des règles de conduite, car chaque conducteur est garant de la sécurité de son prochain.

Un article de Carmudi.