Photo Camille Millerand – Texte Donatien Kangah (Avenue225)
Débutée il y a trois semaines, la grève lancée par la Coordination nationale des enseignants Chercheurs (CNEC) en vue de réclamer le paiement de la prime de recherche de juin 2009 a été reconduite pour une période de deux semaines.
Encore deux semaines sans cours
C’est ce qui ressort de l’assemblée générale qu’ils ont tenue ce vendredi 20 novembre à l’Amphi A de l’Université de Cocody. Pour les enseignants, c’est le seul véritable moyen de pression dont ils disposent aujourd’hui pour se faire entendre du gouvernement même s’ils reconnaissent n’avoir pas été encore reçu depuis le lancement de cet énième mouvement de grève. C’est d’ailleurs l’une des raisons qui ont poussé, selon certaines indiscrétions, l’AG a opté pour un durcissement relatif du ton. « Si rien n’ai fait d’ici deux semaines, nous nous réunirons. L’AG prendra acte et décidera de la marche à suivre » poursuit notre source. Il est à noter toutefois que ce mouvement ne concerne que les activités pédagogiques (cours, corrections etc.) et que la recherche, quant à elle, se poursuit.
Un coup dur pour des étudiants de plus en plus exaspérés
C’est un nouveau coup dur pour les étudiants qui espéraient en une reprise des cours ce lundi. Malheureusement, ils devront attendre encore quelques semaines pour espérer retrouver leurs maîtres dans les amphithéâtres et autres salles de Travaux Pratiques ou Dirigés. Des semaines qu’ils ont décidé de mettre à profit en se préparant pour les examens de fin d’année. L’on a pu ainsi, ce lundi, rencontré nombre d’entre eux, livres et cahiers sous les yeux, révisant sereinement.
Ils ne désespèrent pas car disent-ils « ce n’est pas la première fois ! ». Le « spectre de l’année blanche » pour les facultés retardatrices ne les inquiète pas du tout! Ils le connaissent ! Ce n’est plus véritablement un souci pour eux tant il réapparaît souvent. Le sentiment, par ailleurs, qui ressort en général des réactions, c’est l’exaspération. « On est fatigué ! », entend-t-on dire. « Nous sommes devenus un bétail qu’ils (les profs) malmènent…», ajoute un autre. « Que le gouvernement résolve une fois pour toute cette question pour qu’on en finisse !».









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