25/11/2009 / Donatien Kangah

Entre la grève des enseignants et la « Play-mania », juste le temps d’une courte visite guidée de « l’arrière – Campus » pour enfin rencontrer un champion EX-CEP-TION-NEL. Bonne lecture !

Photo Camille Millerand – Texte Donatien Kangah (Avenue225) Lire toutes les Chroniques

-®MillerandCampus universitaire de Cocody (l’une des 13 communes du district d’Abidjan). Il est presque 10 heures ce  lundi 23 novembre 2009 lorsque nous arrivons sur cet espace, qui malgré son état de dégradation avancé, continue de recevoir le maximum d’étudiants du fait de sa grande capacité d’accueil. Nous (Camille et moi) sommes en compagnie d’un responsable syndical – que nous tenons d’ailleurs à remercier pour sa grande sollicitude – et de notre ami et  compagnon de route Souleymane alias « Clef » (allez-y comprendre quelque chose !).
« Je vais te montrer un raccourci qu’aiment emprunter les étudiants ! », lance notre guide, dès notre descente du taxi, à Camille, qui semble être le seul « intrus ». Curieux, il sort son appareil pour ne rien rater des instants à venir.
Nous nous dirigeons vers les derniers bâtiments situé à « l’arrière-pays », puis entrons dans l’un d’eux (un bâtiment de fille je crois). Nous descendons rapidement les marches de l’escalier pour très vite nous retrouver au rez de chaussée. L’on peut déjà apercevoir un grand espace où plusieurs  restaurants se côtoient. C’est le « bafond ». L’on devine aisément la concurrence rude qui règne en ce lieu.

Le raccourci du « maquis »
Notre guide désire nous montrer une autre réalité du Campus. Nous sommes donc amenés à traverser un pont de fortune constitué d’une simple planche placée au-dessus d’un caniveau. Puis, nous empruntons un chemin sinueux, le raccourci du « maquis », dans une sorte de forêt de palmiers. Des palmiers, qui aux dires de nos compagnons servent à la confection de « bangui » (mot baoulé pour désigné le vin de palme). A peine avons-nous avancé dans notre randonnée que l’on peut voir des constructions différentes de celles du campus. Des bâtisses de fortune, des habitations de particuliers et aussi un chantier en construction.  Camille, le regard interrogateur, sera surpris d’apprendre que ce sont des bidonvilles – qui sont habités pour la plupart par des non-étudiants –  qui ont progressivement pris pieds sur le territoire universitaire. Et c’en n’est pas fini ! Car une autre surprise attend notre photographe «binguiste» (européen) !
Un peu plus devant, un autre pont ( ?) – si on peut encore l’appeler ainsi ! – nous attend. Quasiment défectueux, les étudiants sont obligés pour le franchir, d’exécuter des prouesses… de champions olympiques (voir photo) ! Ce chemin, en fait, est un raccourci qui relie la cité « U » de Mermoz (une autre résidence universitaire) au grand Campus universitaire, situé dans l’enceinte de l’Université. Périlleux, mais court, il reste le seul chemin pour ces étudiants, qui par manque de moyens, ne peuvent se payer le transport pour se rendre au cours.

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