Cinquantenaire de l’Indépendance :Les Ivoiriens veulent être impliqués

Voici les seuls indices qui marquent jusqu'à ce jour le cinquantenaire

Cinquante an de la Côte d’Ivoire. Un anniversaire que l’on annonce grandiose par ses festivités. Colloques, séminaires de réflexion et rencontres se succèdent avec leurs corollaires de « conclusions importantes » pour la bonne tenue de cette fête.

Cette cérémonie pour beaucoup d’Ivoiriens devait déjà se faire sentir. Mais en lieu et place d’une véritable ferveur et d’un engouement réel autour de cet évènement, il y a un manque d’action envers les populations qui fait que le peuple ivoirien ne sent même pas qu’il est dans l’année des cinquante ans de sa libération. La période de crise y est également pour beaucoup.

Mais, les populations veulent davantage être impliquées dans ces célébrations.  N’Gotta informaticien, dénonce la mise à l’écart des citoyens.

«Au lieu d’organiser des colloques avec des professeurs, des chercheurs ou des historiens pour débattre de question à n’en point finir, ils feraient mieux d’organiser des émissions publiques avec le peuple pour l’impliquer dans les débatsOn ne sent même pas le cinquantenaire! C’est plutôt un club d’amis qui fait semblant de réfléchir sur la question en oubliant que cette fête est celle du peuple. Il n’y a pas d’élection, le peuple a faim, on dort dans le noir, la criminalité augmente et on crée des dépenses inutiles!».

A voir de très près rares sont les éléments qui nous rappellent que la Côte d’Ivoire célèbre en cette année les cinquante ans de son indépendance. a part surtout quelques affiches pour vendre le pagne de la fête.  Jeannette Irié Lou, ménagère, s’en plaint d’ailleurs.

«Nous on va acheter leur pagne et puis l’argent du pagne ils vont gaspiller ça encore . La fête on ne la sent pas mais on vend le pagne. La fête c’est pour tous les Ivoiriens ce n’est pas pour ceux qui savpapier seulement ».

Certains comme Jacques Coulibaly, auxiliaire en pharmacie, sont plus modérés. Ils estiment que la situation socio-politique du pays est en grande partie à l’origine de cette situation.

«Je pense que les organisateurs travaillent. Il ne peut pas avoir de fête véritable avec tous les problèmes que le pays traverse. Laissons les choses évoluer, le peuple n’est pas oublier ».

Suy Kahofi

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