La cité Mermoz de Cocody transformée en champ de bataille

Gourdins, machettes était de mises lors de ce clash jeunes du rhdp-fesci

Cocody Mermoz (commune présidentielle). vendredi 19 novembre 2010. Il est environ 15h 30 minutes quand les évènements se déroulent. Des résidents de la cité universitaire de Mermoz et les riverains sont surpris par une “invasion” d’un groupe de personnes se réclamant du RHDP (rassemblement des ”Houphouétistes” pour la démocratie et la paix). Vite on assiste à une scène de violence. Une sorte de chasse à l’homme.

Tout commence par une altercation au service de lavage d’auto non loin de la cité Mermoz. Des échanges de propos. En effet un étudiant responsable de la Fesci (fédération estudiantine et scolaire de Côte D’ivoire) s’est vu flanqué une paire de gifle par un élément se réclamant du RHDP suite à des échanges de propos. Ce dernier ne voulant pas se laisser faire lui envoie la réplique sur le champ. Après quelques minutes d’échanges, l’élément du RHDP prend la direction du siège du parti du PDCI (parti démocratique de Côte D’ivoire), QG (quartier général) du RHDP depuis l’annonce du second tour des élections présidentielles.

Après cette altercation mise sur le compte d’une incompréhension, les quelques étudiants qui ont assisté à la scène se remettent très vite à leurs occupations devant la cité universitaire. Des occupations qui seront dix minutes plus tard arrêtées suite à une irruption d’un groupe de personnes qui, armés de gourdins, de lance pierre et de machettes  se dirigent vers la cité universitaire de Mermoz. Leur objectif : en découdre avec les étudiants de la cité qualifiés de partisans du LMP (la majorité présidentielle) et plus précisément avec la Fesci. Ainsi pendant une bonne heure, c’est à une scène de violence qu’on assiste.  Des violences qui ont surpris la totalité des étudiants de la cité.


Certains étudiants reçoivent des projectiles. On compte quelques blessés. Consty, un étudiant est atteint à l’oeil gauche. Une fille surprise par ces évènements pique une crise d’asthme. Le secrétaire général de la Fesci de Mermoz lui-même blessé à la jambe gauche demande à ses résidents de rentrer dans la cité enfin que les forces de l’ordre règle la situation.

Une atmosphère qui plonge toute la cité universitaire dans une certaine sorte de crainte.

Alex N’gouan, étudiant en géographie à l’université de Bouaké :

« Nous sommes à la veille des campagnes électorales du second tour et on assiste à ce genre de scène. En tout cas c’est avec une peur au ventre que nous allons dormir aujourd’hui vu que ceux qui ont attaqué peuvent revenir à tout moment ».

Dans le souci de rassurer les étudiants résidents de Mermoz, les membres du bureau national  (de la Fesci) ont tenu un meeting pour rassurer les étudiants.

Judy-Kaël Dahé

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