
Attente interminable pour acheter une carte de bus
La Société de Transport Abidjanaise « SOTRA », par le biais de ses autobus transporte la population Abidjanaise à travers la capitale. Les étudiants et les élèves qui empruntent ce moyen de transport peuvent s’acquitter d’un droit mensuel de 3000 francs CFA. Ces 3000 francs donnent droit à une carte de bus. Et leur permet de faire des économies. C’est dans le but de nous acquitter de notre droit mensuel que nous avons vécu « un calvaire ».
Lundi 08 mars, il est 10h 30minutes. Nous sommes au dépôt de la « sotra », de Cocody (commune présidentielle) situé près de l’université de ladite commune. Une longue file nous attend. Rien de surprenant, nous sommes le 08 du mois. C’est la fin du droit de circulation avec la carte de bus du mois de février.
Il y a seulement quatre guichets sur les six qui sont ouverts. Alors que plus 400 étudiants et élèves attendent pour acheter une carte de bus. On ne sait pourquoi, les deux guichets sont fermés. Il y a aucune affiche qui nous donne les raison de sa fermeture. Quelques étudiants arrivent à acheter leurs cartes. Ils sont arrivés très tôt le matin. Quelques instants, après l’un des guichetiers chargé de vendre les cartes donnent des consignes pour le bon déroulement de l’achat du titre de transport.
Vu le nombre d’étudiants et élèves qui attendent, «il est formellement interdit d’acheter deux cartes de bus. Il est également interdit d’acheter la carte de bus d’une tierce personne. », crie t-il. A vu d’œil, les consignes sont apparemment respectés. Mais le rang semble ne pas avancé. Les rayons du soleil poussent certains à s’abriter. D’autres sont assis à même le sol. La fatigue se lit sur les visages froissés par le soleil.
Les syndicats font la loi
Aux environs de 12 heures, les guichetiers vont se restaurer. C’est la pause. C’est à ce moment que nous découvrons pourquoi la file d’attente n’avance pas. En effet, les consignes donnés par le guichetier semblent être réservés à un groupe d’élèves et étudiants : « les non fescistes ». Les étudiants « fescistes » (membre du principal syndicat estudiantin), qui apparemment mettent de l’ordre ont le droit d’acheter plus de trois cartes de bus. Il suffit de les voir en dans un endroit discret et de leur remettre tes pièces d’identité, ton argent et… un pourboire. Et ignorant la file d’attente , ils se mettent en tête du rang et… achètent les cartes pour ces personnes.
Les étudiants et élèves encore sous le soleil, sont en colères. Mais personne n’ose lever la voix. Les plus courageux murmurent dans leurs coins.
A 13 heures, les guichetiers reviennent de leur pause. Le scénario se poursuit. finalement, c’est après 4 heures d’attentes au soleil et dans la faim, nous parvenons à acheter notre titre de transport. Partagés entre la colère d’avoir été retardé par des individus corrompus et entre la joie d’être sorti de ce calvaire. Sachant que le début du mois prochain le même scénario se reproduira avec le même décor. C’est déplorable !
H.A








Pourquoi répéter à chaque fois « commune présidentielle » quand vous parlez de cocody??? est ce une gloire??? je ne pense pas parce que Cocody partage aussi les mêmes problèmes que les autres communes, insalubrités à tous les carrefours, délestages, maisons en sale état et j’en passe… merci de nous priver de « Commune présidentielle » ou alors de trouver un « adjectif » du même acabit pour toutes les autres communes d’Abidjan dont vous parlerez!
Pour éviter tout ça, pourquoi donc attendre le 8 pour acheter sa carte????
On le répète chaque fois puisque tout ceux qui lisent (peut être pour la première fois) ne savent ce que c’est que Cocody. On précise juste que c’est la commune où réside le président. De même tu verras qu’on dit très souvent « Yopougon (commune populaire ou la plus grande commune ) ou « Plateau (Centre des affaires) ».