De manière insoupçonnée, certains bâtissent une véritable fortune grâce à ces activités. Vous serez peut-être étonnés d’apprendre qu’un vendeur de « garba » (mets très prisé en Côte d’ivoire fait à base de couscous de manioc et de thon frit) se fait en moyenne 60000 à 70000 francs CFA de bénéfice par jour. Chacun à son niveau en trouve pour son compte et personne ne se plaint, du moins ceux qui veulent bien faire quelque chose. Cela à l’image de Kolia, une jeune vendeuse de mangues d’environ une vingtaine d’années. « Souvent je peux gagner 2000, 2500, voire 3000 francs par jour» affirme t-elle dans un français approximatif. Le jeune garçon qui part travailler sur des chantiers se retrouve, après certes quelques heures d’efforts physiques, avec 2000 ou 3000 francs à la fin de la journée.
Tout le monde s’accorde à le dire, la Cote d’ivoire est un pays où il circule beaucoup d’argent. Cependant, la jeunesse ivoirienne est majoritairement démunie. A l’heure où les gouvernants prônent l’entreprenariat comme solution à la pauvreté croissante des populations, on se creuse les méninges pour trouver des projets réalisables et générateurs de revenu. Parfois cet exercice se révèle très difficile. Mais, Paul K semble avoir trouvé la solution : « Si vous cherchez à réaliser un projet rentable, alors faite tout ce que les étrangers font ». « Eux, ils savent où trouver de l’argent » conclut-il.
Raoul ALLEBY, Anyama
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