La CPRIF ou le combat pour la bonne image de la femme

la présidente de la cprif au centre, à droite kaba fofana ,à gauche une responsable de la cprif

La maison de la presse d’Abidjan-plateau ( commune administrative et des affaires) a abrité la conférence de presse donnée par la présidente de l’ong-CPRIF (Confédération des femmes laïques pour la réhabilitation de l’image de la femme). Jocelyne Andrée Douarou a profité de cette occasion pour annoncer les couleurs quant à sa lutte contre l’altération de l’image de la femme.

Il est 10h30 lorsque Dame N’goumissa (modératrice de la cérémonie du moment) donne un bref aperçu sur l’objet de la rencontre. A sa suite, la conférencière a expliqué les objectifs et les perspectives de son ONG. Créée depuis 2006, la CPRIF a pour but de « rehausser l’image de la femme en luttant contre les journaux pornographiques et emmener la femme à s’habiller décemment et surtout quitter le trottoir de la prostitution ».

Jocelyne Douarou a indiqué que son organisation « accepte tout les femmes sans distinction de race, de statut social, ethnique et religieuse ». Elles sont au nombre de mille femmes et regroupées en treize associations. La présidente CPRIF a profité de la conférence pour lancer un cri de cœur. Elle a tenu à souligner son désarroi car selon elles « la femme est exposée nue à 99% par les journaux heat, hot, intime , dabgê… »

Le combat de ses dames a eu des répercussion retentissantes. Après leur victoire au procès contre les journaux pornographiques, elles ont obtenu une attestation plumitif pour l’interdiction de vente desdites publications sous emballages transparents. C’est pourquoi, Andrée Jocelyne «compte faire une sensibilisation dans tout le pays pour que la femme retrouve sa vertu et elle interpelle le Chef de l’Etat à prendre des mesures pour éviter que l’on dénude la femme et pervertisse l’enfant qui visionne ces visages pornographiques vendues à même le sol».

Kaba Fofana , représentante du ministre de la femme a à son tour réitéré son soutien tout en signifiant que « la modernisation ne devrait pas nous éloigner de notre culture et dépraver nos mœurs » « car dit- elle, dans les années 70, on ne pouvait pas s’habiller de façon indécente dans les rues à plus forte raison voir une femme nue. La société est comptable si nous allons à la dérive et nous ne devons pas faire de notre liberté, un libertinage sauvage». En somme, la présidente de la CPRIF compte d’ailleurs organiser un concours dénommé les oscars de la décence pour les jours à venir. Ce afin d’encourager les jeunes filles à « sortir habillées ».

Huguette Akpoué