30/06/2018 / Moahet-Sran

Le jeudi 28 juin 2018, s’est tenue à l’auditorium de la Primature à Abidjan (Côte d’Ivoire), la célébration des 5 ans du C2D – Contrat de désendettement et de développement – franco-ivoirien.

Pour le Premier ministre ivoirien Gon Coulibaly, qui a présidé la 3e réunion du Comité d’orientation et de suivi du C2D (COS-C2D), la célébration des 5 ans du C2D s’inscrit dans la logique de la bonne gouvernance et de redevabilité. C’est également une occasion pour promouvoir davantage l’impact des projets du C2D dans le développement socio-économique en Côte d’Ivoire.

Signature de convention du projet Ecoter, à AbidjanLa cérémonie commémorative a été marquée par la signature de la convention d’affectation du projet d’appui au développement économique et écologique des territoires ruraux en Côte d’Ivoire (Ecoter) sur le 2e C2D.

Le C2D, un instrument « utile pour le développement de la Côte d’Ivoire »

Selon le Premier ministre ivoirien, les investissements ont atteint un montant de 680 milliards de francs Cfa. Pour le chef du gouvernement, le C2D est un véritable outil et instrument de financement du Plan national de développement (PND) ivoirien. « Il n’est pas possible, et il ne sera pas possible aux États qui sont les nôtres de pouvoir aspirer à l’émergence sans investir dans les infrastructures », signe le Premier ministre Gon Coulibaly.

Point de presse lors de la célébration des 5 ans du C2DDelphine Geny-Stephann, secrétaire d’État auprès du ministre français de l’Économie et des Finances, s’est réjouie du bon fonctionnement du calendrier du C2D entre les deux États, la France et la Côte d’Ivoire. « Le C2D est utile pour le développement de la Côte d’Ivoire », martèle-t-elle.

Hélène Gnionsahé, coordonnatrice de la Convention de la société civile ivoirienne (CSCI), relèvent que les actions du C2D sont visibles sur l’ensemble du territoire national. « La moitié des projets sont réalisés ou en cours d’exécution », reconnaît-elle.

De l’implication et des retombées pour tous

Nouveau logo du C2D, le 28 juin 2018Sur la question structurante, la coordonnatrice de la CSCI relève quelques dysfonctionnements dans la réalisation des projets, notamment dans la mise en place des unités de coordination et des cellules de suivi de projets. Laquelle se fait, selon ses dires, au détriment de l’administration et des collectivités locales.

Le représentant de la société civile française Jean-Jacques Guigon souhaite que les infrastructures (sociales) soient livrées opérationnelles et, puissent s’inscrire dans l’efficacité immédiate et dans la durée. Et Hélène Gnionsahé de souhaiter que toutes les retombées positives du C2D se répercutent sur l’ensemble du territoire national.

Jonas EHOUMAN