Depuis Mars 2010, une opération de recensement des victimes des déchets toxiques se fait partout à Abidjan. C’est par le biais de certaines fédérations créées pour la circonstance. Au nombre de celles-ci, la FENAVIDET-CI (Fédération Nationale des Victimes des Déchets Toxiques de Cote d’Ivoire) dont nous avons pu rencontrer quelques membres à Abobo pk 18 ce Mercredi 07 Avril 2010.
A l’instar de toutes les autres agents des fédérations des victimes des déchets toxiques installés dans tous les quartiers d’Abidjan, ceux d’Abobo pk 18 ont pour mission de recenser les victimes non indemnisées. Et cela, dans le but de donner une seconde chance aux victimes qui n’ont pas pu être indemnisées lors des premières opérations. « Il y a eu quelques injustices lors de la première indemnisation. Certaines victimes n’ont pas eu droit à leur argent, nous voulons donc leur offrir une seconde chance », explique Ephrem un agent de la FENAVIDET-CI.
Ces inscriptions qui connaissent peu d’affluence dans cette localité, se font avec les pièces déterminées par la fédération, accompagnées d’un montant de 6100 Francs CFA. Après inscription, les victimes « restent à l’écoute ». La fédération compte faire de ces inscriptions, un dossier d’appui à leur procès contre la société responsable du déversement de ces déchets « A ce procès, cette société devra répondre de ces actes et verser un montant aux victimes que les fédérations se chargeront de leur remettre individuellement », affirme un autre agent de la fédération.
Seconde chance ou escroquerie ?
Bien que les différentes fédérations tentent de rassurer la population de la crédibilité de l’opération, celle-ci reste encore méfiante. «Je n’ai pas trop confiance à de telles choses. La vie est devenue tellement chère que chacun use de toutes les occasions pour anarquer la population », déclare une commerçante.
En attendant la fin de cette affaire les inscriptions bien que timides pour l’instant, se poursuivent jusqu’au Avril 2010.
Odet Koutouan









Je me porte mal. Je suis effectivement une des victimes des déchets toxiques. J’ai été enregistré depuis le 05 septembre 2006, au CHU de Cocody. J’ai été indemnisé sur la base des 200.000 francs CFA. Mais aujourd’hui, je souffre parce que tout mon corps est couvert de boutons. J’ai parcouru 2 à 3 hôpitaux pour des consultations. Mais cela fait 2 à 3 mois que je suis malade.
Ça m’a permis au moins de payer des médicaments, des paracétamols et tout ce que les médecins m’ont prescrit. Aujourd’hui, je me rends compte que je suis très malade. Tout mon corps est couvert de boutons, de taches noires. Je n’arrive pas à dormir la nuit. Je souffre quand je bois de l’eau et pourtant j’ai une terrible soif.
J’ai beaucoup peur. Tout mon corps est dégradé. Je n’ai plus de moyen, je suis vraiment abattu. Je me rends compte qu’il y a eu en ce qui concerne ces déchets toxiques, des effets secondaires. J’en suis une preuve. Mais le problème c’est que jusque-là, aucun médecin n’est capable de me dire de quoi je souffre au juste. C’est terrible.
Qu’on se penche sur mon cas. Si j’avais plus de moyens, je pouvais poursuivre mes soins. Mais ce n’est pas le cas. Je souffre.
Qu’on se penche sur mon cas. Si j’avais plus de moyens, je pouvais poursuivre mes soins. Mais ce n’est pas le cas. Je souffre.
Pour le moment, je ne pense pas. Ce que je demande, c’est que l’état me vienne en aide
Merci et j’attends une réponse venant de vous