Déchets toxiques – indemnisation des victimes sous fond de méfiance

Depuis Mars 2010, une opération de recensement des victimes des déchets toxiques se fait  partout à Abidjan. C’est par le biais  de certaines fédérations créées pour la circonstance. Au nombre de celles-ci,  la FENAVIDET-CI (Fédération Nationale des Victimes des Déchets  Toxiques de Cote d’Ivoire) dont nous avons pu rencontrer quelques membres à Abobo pk 18 ce Mercredi 07 Avril 2010.

A l’instar de toutes les autres agents des fédérations des victimes des déchets toxiques installés dans tous les quartiers d’Abidjan, ceux d’Abobo pk 18 ont pour mission de recenser les victimes non indemnisées. Et cela, dans le but de donner une seconde chance aux victimes qui n’ont pas pu être indemnisées lors des premières opérations. « Il y a eu quelques injustices lors de la première indemnisation. Certaines victimes n’ont pas eu droit à leur argent, nous voulons donc leur offrir une seconde chance », explique Ephrem un agent de la FENAVIDET-CI.

Ces inscriptions qui connaissent peu d’affluence dans cette localité, se font avec les pièces déterminées par la fédération, accompagnées d’un montant de 6100 Francs CFA. Après inscription, les victimes « restent à l’écoute ». La fédération compte faire de ces inscriptions, un dossier d’appui à  leur procès contre la société responsable du déversement de ces déchets  « A ce procès, cette société devra répondre de ces actes et verser un montant aux victimes que les fédérations se chargeront de leur remettre individuellement », affirme un autre agent de la fédération.

Seconde chance ou escroquerie ?

Bien que les différentes fédérations tentent de rassurer la population de la crédibilité de l’opération, celle-ci reste encore méfiante. «Je n’ai pas trop confiance à de telles choses. La vie est devenue tellement chère que chacun use de toutes les occasions pour anarquer la population », déclare une commerçante.

En attendant la fin de cette affaire les inscriptions bien que timides pour l’instant, se poursuivent jusqu’au  Avril 2010.

Odet Koutouan

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