Le village de N’zianouan situé à 4 km du PK 134, qui marque le début de l’autoroute du nord, est l’escale la plus agréable du tronçon Yamoussoukro – Abidjan. Le nom N’zianouan signifie en Baoulé ‘’au bord du N’zi’’. Le choix de ce nom se justifie par la présence du fleuve N’zi qui de ce village n’aura que quelques kilomètres à parcourir avant de se jeter dans le Bandama.
Ce village animé à n’importe qu’elle heure de la journée offre à tous ceux qui le traversent l’opportunité de se désaltérer, de faire des achats, de passer la nuit grâce à l’auberge ou de joindre par téléphone des parents et amis. N’zianouan semble être un village qui ne vit que du commerce autour de l’autoroute. Pourtant lorsqu’on prend le temps de se renseigner, il s’avère que d’autres activités se pratiquent dans ce village.
Ainsi nous avons l’agriculture, la pêche, l’exploitation du bois etc. Pourtant, les habitants de N’zianouan reconnaissent que l’autoroute qui traverse leur village est une manne inestimable. Les récoltes des champs, les fruits de la pêche, l’exploitation du bois et les maraîchers produits sur place sont vendus aux voyageurs. Les commerçants les plus présents sont ceux qui donnent dans la restauration (sandwich, bananes braisées, viande grillée…) la communication (vente et transfert de crédits d’appel, box téléphonique) et la vente des souvenir (boubou, sandales, accessoires de cuisine).
En plus du commerce lié à la présence des voyageurs, plusieurs unités de petits services existent. Ce sont entre autre les garages autos et motos, les vulcanisateurs, les ventes de pièces de rechange pour pratiquement toutes les voitures et la vente de carburant.
Le regret de beaucoup d’habitants c’est que ce village avec son allure de commune n’en n’est pas une. « Si notre village pouvait devenir une commune cela arrangerait les choses », précise Parfait Koffi, un jeune gérant de « cabine cellulaire ». Bien que disposant d’école et de dispensaire, N’zianouan à besoin d’autres infrastructures pour se développer.
Pour Karim, mécanicien, les habitants de N’zianouan ne vont pas passer toute leur vie à être des commerçants : il faut bien autre chose. « Certaines familles sont installées ici depuis l’inauguration de l’autoroute du nord, d’autre avant. Les femmes sont commerçantes de mère en filles et soyez sûr qu’à moins de partir vous ferez dans 50 % des cas le même job que votre papa ».
En attendant que les autorités compétentes ne changent le statut administratif de N’zianouan, le village continue de vivre au rythme des départs et arrivées des cars avec leurs lots de voyageurs qui font le bonheur des commerçants.
Suy Kahofi









