la rumeur s’est confirmée. La grève des transporteur s’est prolongée. Abidjan s’est réveillé ce mardi matin comme hier lundi. Sans moyen de transport.
Au deuxième jour de ce mouvement de grève les causes sont les mêmes : l’ augmentation des prix du carburant.
Boulevard Mitterrand. La voie principale reliant Cocody (la commune présidentielle) à Bingerville (ancienne capitale de la Côte d’Ivoire). Il est 08 heures ce mardi, mais déjà la circulation est fluide. Véritable tape à l’œil pour qui sait que d’habitude, à cette heure, un énorme embouteillage engorge la voie. L’usager averti remarque aussi qu’il n’y a aucun véhicule de transport en commun. Ni taxi compteur, ni gbakas (véhicule de transport en commun de 18 places environ), ni wôrô-wôrô (taxi communal).
Sur les trottoirs, les habitués de ce mode de transport s’agglutinent peu à peu. Espérant que les choses ont évolué. Le lot de voitures privées se pavanant sur la chaussée, les fait vite déchanter. Dans les gares, c’est le calme plat. Les transporteurs sont décidés à aller jusqu’au. Comme ce transporteur en colère qui ne démord pas.
« Cette fois nous allons tenir une grève illimitée jusqu’à ce que le prix de l’essence baisse. Nous sommes fatigués de rouler et que nos bénéfices ne servent qu’à payer le carburant ».
C’est l’exemple de la gare de wôrô-wôrô de la Riviera palmeraie (un quartier huppé). «Ce matin il n’y avait aucun wôrô-wôrô à la gare», déclare un habitant du quartier. Outre le secteur routier certaines écoles ont du faire «journée morte». C’est le cas de l’université de Cocody où des examens ont dû être reportés. «Nos camarades n’ont pu être là, on a donc été obligés de reporter la composition», explique Silvère Della, étudiant en faculté de psychologie.
Pour les uns, la solution se trouve dans les raccourcis. «C’est dans ces situations qu’il est important de connaitre ces petits chemins qui vous mènent à destination» explique en riant un étudiant. Pour lui, il suffit de s’armer de courage. Juste assez pour marcher jusqu’à destination. A condition que le chemin ne soit pas long. Dans ce cas la solution reste le bus. «Pour nous qui allons loin, le bus reste le meilleur moyen de transport», confie une jeune fille en réponse à l’étudiant. Le bus reste en effet le seul de transport en commun encore accessible. Le nombre des usagers des bus explosé depuis hier lundi. Mais jusqu’à quand encore les usagers vont supporter cette situation ?
Roland N’Dekploman
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Si la grève m’inspire une chose, c’est bien de demander a nos gouvernants d’avoir une politique de gestion du transport visionnaire.
Il fait tellement bon conduire a Abidjan ces deux jours! C’est incroyable. Je me sens coupable vis a vis de mes freres qui sont dependants des transports en commun mais le fait est que meme l’air que nous respirons est mieux ces deux jours! Ils sont garés et Abidjan se porte mieux. Pas les ivoiriens hein, mais Abidjan, et ceux qui ont les personnelles…
Nos gouvernants doivent avoir une veritable politique de gestion du transport pour eviter que la CI ne se retrouve comme le Nigéria avec un surnombre de vehicules pour le reseau existant et ou les habitants vivent des aberrations, comme avoir a se lever a 4heures du matin pour etre au boulot a 7h30! Et repartir a 18h pour arriver a la maison a 21h30!
Il faudrait limiter le nombre de taxis (comme partout dans les pays civilisés), interdire les taxis et woros woros de plus de 10 ans, interdire l’importation de vehicules de plus de 10 ans et donner les moyens a la SOTRA de faire son boulot. Attey est un bosseur qui a prouvé qu’il peut en faire un veritable instrument de developpement. Donnons lui les moyens pour que la SOTRA soit le principal moyen de transport des abidjanais, avec bus et minibus pour faire le boulot des warrens et gbakas.
Les chauffeurs de transport ont aussi abeti les autres conducteurs avec des comportements…imbeciles! L’ exemple le plus flagrant est que maintenant a Abidjan, plus personne ne regarde avant de s’engager. Les conducteurs ayant marqués un arret s’engagent d’ABORD sur la voie avant de regarder si il y a une voiture, un passant ou n’importe quoi. C’est de la betise generalisée aujourd’hui. Qui a commencé ca? Les woros woros, tjrs a l’affut de clients et qui ont des tombeaux roulants, et qui se preoccupe plus de prendre 100f, que de la voiture qui arrive…
Si je continue, je risque d’ecrire pdt encore une heure. I should start a blog.
ait les moyens de transporter les ivoiriens.