« Pétrole et Gaz », répond, entre deux sourires, Elsa lorsqu’on l’interroge sur son activité.
Bien qu’elle ne soit pas la première ivoirienne à se lancer dans le secteur, la jeune fille est consciente de la fascination que peut susciter la filière.
Azagoh-Kouadio Christine Elsa l’a souhaitée.
«Depuis la classe de seconde », confie-t-elle d’ailleurs.
Aujourd’hui, elle étudie le « Pétrole » à l’université de Makajkala, une ville du sud de la Russie.
Russie ! Le froid ?
« Avec la vodka, on ne sent plus le froid », rassure-t-elle tout de suite.
Le racisme ?
« Non ! Pas tous en tout cas », relativise la future pétrolière.
« Dans ma ville, il n’y a pas beaucoup de noirs ».
Les noirs sont donc une curiosité pour ces russes du sud qui n’hésitent pas à leur manifester de la sympathie.
« Si tu es musulman, là tu es gâté », plaisante Elsa.
Frontalier à la Tchétchénie, le Dagestan est en grande partie musulman.
C’est en octobre 2008 qu’elle y a posé ses valises par le biais de Dragus, une organisation ivoiro-russe. 3 mois de langue, «les cours de russe chaque jour, de 8 heures à 14 heures ».
« Ma plus grosse difficulté ! », avoue-t-elle.
Puis, on entre dans le vif du sujet. Maths, Physiques, Chimie, EPS (Epreuve Physique et Sportive) etc.
« Tout cela en russe » !
Pour les 4 années restantes, elle bénéficie désormais d’une bourse du gouvernement russe. Aussi, souhaite-t-elle les terminer dans une autre université.
« Moscou, par exemple ! Makajkala n’est pas aussi prestigieux qu’on a voulu nous le faire croire », lâche-t-elle quelque peu déçue.
Enfin, elle souhaite à la fin de études rentrer travailler » pour » la Côte d’Ivoire.
« Mon pays me manque trop ! ».
Donatien Kangah
* Publié le : 23 septembre 2011 à 17 h 07








