De mémoire d’Ivoirien une telle situation dans l’histoire du pays n’a jamais été vécue. La Côte d’Ivoire grande productrice d’électricité est au ‘’régime électrique’’. La Compagnie Ivoirienne d’Electricité (CIE) est obligée de rationner l’électricité pour éviter que le pays, déjà dans le noir, ne puisse avoir des industries qui tournent au ralenti. Cette situation plonge des millions de foyers et d’entreprise dans un moment désagréable vivre.
La situation est belle et bien présente et il faut la vivre ou plutôt s’adapter. A situation nouvelle, disposition nouvelle et les habitants de Dimbokro en sont bien conscients. Les nuits sans électricité sont désormais semblables à celles du village. Les lampes tempêtes, les torches et les bougies font leur retour en force.
Dans les stations services on ne demande plus seulement du gasoil ou de l’essence, la pompe du pétrole a été dépoussiérée. Les groupes électrogènes vrombissent de nouveau. Ceux qui disposent de ces machines ne vivent plus au rythme du programme des coupures et peuvent même en profiter pour revendre l’électricité aux voisins.
Même schéma des affaires pour les entreprises et services : ceux qui ont l’électricité la revendent. Les services publics et privés informatisés tournent au ralenti. On se tord les pouces souvent pendant toute une journée mais quand il y a du jus dans les prises électrique il faut souvent rattraper 72 heures de travail et là c’est du 100 à l’heure ! « Il n’y a pas d’électrcité. Même si on veut travailler, on ne peut pas », souligne ce fonctionnaire du trésor avant qu’un de ses collègue ne lance cette phrase en riant « et même si on veut aller boire une bière pour tuer le temps on ne peut pas aussi : y a pas de courant ! ».
En cas de transfert d’argent, on prie pour qu’il n’ait pas de coupure sinon il faut attendre le lendemain. Les plaintes sont multiples mais tout le monde est au parfum du problème.
Dans les ménages ont vit au rythme du délestage. Le programme des jours sans lumière est fait pour que tout s’achève à 18 heures. On partage le repas à la lumière des lampes torches et on les passe ensuite aux enfants pour l’étude. On sommeille d’un œil (insécurité oblige) dans les chaises longues sur les vérandas avant de s’aventurer dans les chambres qui sont de véritables ‘’fours crématoires’’ en cette saison sèche.
La journée il fait terriblement chaud sous les 37° C à l’ombre, faute d’électricité les boissons gazeuses, les jus et l’eau en sachet ne rafraichissent vraiment plus. Les brefs moments où la ville est rationnée, on en profite pour charger les téléphones portables et les batteries des divers appareils électroménagers. Les habitants patientent difficilement et attendent que la CIE annonce la fin de cette situation.
Suy Kahofi
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Une épreuve de plus…
Je n’en rien pas que la côte soit arrivé à ce point. Pendant que les autres pays de la sous régions pense à aller de l’avant, notre Côte d’Ivoire bat en retraite face au développement. J’espère vraiment que nous ne finirons pas à l’age de la pierre taillée!
Oh Great GOD save la Côte d’Ivoire.