Pendant que l’équipe du régionale225 finalise son article sur le cambriolage du District Sanitaire, des voleurs ayant désormais pris pour cible les hôpitaux et cliniques étaient en train d’éventrer la pharmacie du Centre de Santé Urbain NDA. En s’attaquant à de pauvres religieuses sans défense, ces malfaiteurs nous donnes ici la preuve qu’ils sont sans foi ni loi.
Nullement inquiétés par la présence de la cathédrale Saint Joseph un lieu de prière dédié à Dieu, les voleurs choisissent de s’attaquer au Centre de Santé Urbain NDA. Nous sommes dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24, des hommes, équipés pour la circonstance escaladent la clôture du Centre.
Profitant de l’absence du gardien ils foncent vers le bâtiment abritant la pharmacie et scient les anti-vols de la fenêtre arrière. Ils déchirent les moustiquaires, retirent les vitres et pénètrent dans la salle où sont disposés les médicaments. Ils fouillent les lieux et s’emparent de la liquidité (argent) dans les tiroirs et d’un important lot de médicaments. « Lorsque nous avons fait les estimations, (argent et médicaments) le préjudice s’élève à plus de 500.000 F CFA », affirme Sœur Amenan Catherine KOUAME, gestionnaire de la Pharmacie du Centre de Santé.
Le Centre NDA est resté fermé toute la journée du lundi 25 janvier. Les populations étonnées que le Centre de Santé le plus fréquenté de la ville soit fermé un lundi ont vite été attristées à l’idée de savoir que les voleurs ont visité le Centre. Le Commissaire KOBENAN et le Lieutenant BAKAYOKO saisi de l’affaire sont arrivés sur le terrain pour constater les faits en vue d’ouvrir une enquête.
Voici le constat que beaucoup font à Dimbokro : les voleurs évoluent dans un système en série. Le cambriolage des dépôts de boisson pour les fêtes de fin d’année, les domiciles et les commerçants pour l’argent de poche de la pègre et maintenant les Centres de Santé. Le débat autour de l’identité des voleurs bat son plein au rythme de leurs forfaits. Certains sont convaincus qu’il s’agit de force de l’ordre se muant en voleurs la nuit tombé, d’autres estiment qu’il s’agit de bandes organisées. Une chose est sûre, les habitants de la ville vivent de plus en plus dans la terreur et estiment qu’il est temps que les Ministères de l’Intérieur et de la défense fassent intervenir une unité spéciale pour enrayer la gangrène.
Suy Kahofi
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