Dimbokro – Fraude sur le listing électoral. Un Malien épinglé

Cette année, le récensement était exclusivement réservé aux Ivoiriens

Malgré les nombreuses mises en garde adressées aux membres des communautés étrangères vivant en Côte d’Ivoire quant au processus d’enrôlement, certains contre toute attente ont tenté de s’inviter sur les listes électorales ivoiriennes. C’est le cas du nommé Diakité Abou, dit « kélépé », ressortissant Malien âgé de 29 ans qui s’est retrouvé sur la liste électorale provisoire 2009.

Par Suy Kahofi

Diakité Abou, en fournissant de faux documents administratifs, a pu tromper la vigilance des agents recenseurs lors des campagnes d’identification. A le croire, l’homme n’avait pas l’intention de voter lors des prochaines élections : ce qui l’intéressait par-dessus tout, c’était la carte nationale d’identité.

Trop connu à Dimbokro pour se faire enrôler sans éveiller de soupçon, il décide ‘’d’obtenir la nationalité Ivoirienne’’ en allant se faire enrôler dans le village d’Ahua, situé à environ 5 Kilomètres de la ville. Là, muni de son faux extrait d’acte de naissance établi dans le village de Noffou, sur lequel figure le nom de la femme de son père, il arrive provisoirement à ses fins. Ce que Diakité Abou avait oublié, c’est que vu son âge ,il allait obligatoirement figurer sur la liste électorale provisoire. Son malheur, c’est qu’il est reconnu le jour de la publication de la liste électorale provisoire par un habitant de Dimbokro. Ce dernier, dans le total anonymat , informe la gendarmerie.

Les éléments du Commandant TANOH ne se font pas prier pour mettre le grappin sur Diakité Abou, dit « kélépé », le 30 Novembre 2009. Devant le parquet, il a reconnu être « de père et de mère Maliens et vouloir bénéficier de la nationalité Ivoirienne ».  En attendant de connaitre son sort définitif (le mercredi 16 Décembre), Diakité Abou dit « kélépé » occupe une cellule de la Maison d’Arrêt et de Correction de Dimbokro. Il est passible d’une peine d’emprisonnement de 6 mois à 3 ans et une amende de 50.000 à 500.000 Fcfa, conformément au code pénal. Il échappe ainsi à une peine de 5 à 10 ans, plus une amende  de 5 à 10 Millions de Fcfa, prévues par le code électoral.

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