Les problèmes de la ville de Dimbokro ne semblent pas vouloir s’arrêter. Depuis plus de 8 mois les habitants de la Cité du bonheur partagé ne ferment plus l’œil à cause des vols à main armé et autres cambriolages. En effet un couvre feu, digne d’un état de siège militaire a été imposé à toute la Cité à partir de 22 heures avec pour les contrevenants une séance de nage libre dans les caniveaux ou les gravillons et pelouses de la Gendarmerie.
Comme si cela ne suffit pas, le délestage annoncé par la CIE fait actuellement le bonheur des éléments de la pègre. Du 1er au 4 février une dizaine de concessions ont été attaquées. Cette série de cambriolages est une réponse des bandits au Préfet de Région qui est monté au créneau pour appeler les populations à épauler les Forces de l’ordre dans leur tâche. «Je souhaiterais qu’il y ait une franche collaboration entre la population et les Forces de défense et de sécurité» a souligné le Préfet GUEU OUEI devant les Responsables locaux de la Police, de la Gendarmerie et des invités venus assister à cette concertation sur l’insécurité à Dimbokro.
Dimbokro sous la lumière était malmenée, que dire alors si elle se retrouve dans l’obscurité ? «DIEU nous garde mon fils», affirme la vielle Matôgôma CISSE d’un air de tristesse. Les évènements ont pris une autre tournure avec la promesse faite par le Préfet et les Responsables de la sécurité de débarrasser la ville en deux semaines des éléments ‘’perturbateurs’’. Les FDS galvanisés par l’engagement des autorités et le feu vert de leur hiérarchie ont abattu un individu qui tentait de se sauver alors qu’il avait été interpellé.
Dimbokro est en état de siège ! Les FDS ont du plomb à servir et les voleurs semblent prêts à rendre coup pour coup à chaque engagement envers l’industrie du crime organisé. La chasse est donc ouverte avec au centre des innocents de plus en plus épeurés.
«Il est mieux de rester à la maison à partir de 19 heures pour ne pas être victime d’une balle perdue», affirme appeurée une commerçante. Les Forces de l’ordre insistent auprès de la population et surtout auprès des jeunes pour que personne ne tente de s’échapper s’il est interpellé au risque de se faire tuer.
Suy Kahofi
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