Ce mercredi 7 avril 2010, au Palais de justice de Dimbokro se tenait le procès des éléments de la FESCI impliqués dans l’affrontement meurtrier entre leur syndicat et l’UNESCI. Sur les 13 individus interpellés par la Police, 7 ont été déférées devant le parquet pour répondre de leurs actes pour ce premier procès. Les élèves, parents et amis des prévenus étaient bien visibles dans la cours du Palais et ses environs. Les uns et les autres polémiquaient déjà sur l’issue du procès avant même son ouverture. Il y avait également la présence de certains éléments du BEN (Bureau National Exécutif) de la FESCI.
Les sept prévenus à la barre sont inculpés pour bagarre et coups et blessures volontaires. Après la présentation des faits par le ministère publique, la défense s’est lancée dans son plaidoyer en essayant de s’attarder sur les situations atténuantes et les circonstances entourant le meurtre de l’élève Kouassi Tanoh en classe de Première D6 au Lycée Moderne de Dimbokro.
Après le retrait du Président du tribunal, du Procureur et de la défense le verdict tant attendu tombe. Pour les 7 prévenus une peine de 18 mois ferme de prison assortie d’une amende de 100.000 F CFA par personne est prononcée. Quant aux six derniers éléments interpellés dont le sieur KRA kouakou dit cercueil (l’élément de la FESCI que les langues accusent d’avoir porté le coup de grâce à l’élève KOUASSI TANOH) ils resteront en garde à vue car leur procès se tiendra en assise vu qu’ils sont inculpés pour meurtre.
Les responsables de la FESCI entendent porter plainte contre l’UNESCI pour les mêmes chefs d’accusation retenus contre leurs membres. Selon des informations que nous tenons de source sûre ils n’auront pas réellement besoin de le faire. Les autorités judiciaires conscientes du fait qu’il n’y a que deux parties ou deux groupes qui s’affrontent, vont également appeler dans les jours qui viennent les éléments de l’UNESCI impliqués dans la bagarre meurtrière pour que ces derniers puissent répondent à leur tour de leurs actes.
Suy Kahofi








