Dr SEBAGO, une autre victime de la crise post-électorale

Dr Sebago, réparateur de chaussures éponymes

Dr SEBAGO à son poste de travail au carrefour Mermoz à Cocody

Dr  SEBAGO  a travaillé sur le campus de 1998 (Université de Cocody, Abidjan) jusqu’à la récente mesure de fermeture  des  résidences  universitaires. C’est  la mort  dans l’âme qu’il fut obligé de mettre  fin à sa juteuse activité  à l’instar de plusieurs  autres  qui  tenaient  un business  sur  le campus  de cocody.

«Je gagnais entre 15 000 et 25 000 F par jour dans les dernières années », déclare t-il.

Ce sobriquet (Dr SEBAGO) qui lui allait si bien n’est point  fruit du hasard. En effet, ce garçon d’une trentaine d’année est  réparateur  de chaussures de la marque « SEBAGO », très prisée  par  les étudiants  et  étudiantes. Une anecdote  au passage. Un nouveau bachelier  qui venait d’achever  son  inscription s’adressa à un ancien : « où retire t-on  les SEBAGO ? ». En pensant que c’est la direction de l’université qui les distribuait  gratuitement  à  chaque étudiant.

Pétri  de talent à l’état naturel, aucune chaussure n’était pour  Dr SEBAGO  irréparable! Nous sommes nous-mêmes un témoignage palpable pour avoir séjourné au campus de Cocody et bénéficié de ses services. Il  était rare de voir un étudiant  se plaindre de son travail. Et même si plainte il y avait, il arrivait toujours à s’entendre avec ces quelques clients des plus exigeants.

Après la crise, il est aujourd’hui  installé au carrefour  du Collège Mermoz à Cocody attendant quelques rares clients. Mais combien y gagne t-il ? « Tout au plus 5 000 F par jour », ajoute Dr SEBAGO, l’air abattu, poursuivant : «  tous mes  clients s’étant dispersés, c’est très  dur de s’en sortir de nos jours ».

Cependant, OTO Symphorien, de son nom à l’Etat Civil, ne désespère point. Mieux  il  envisage reprendre sa place dès  l’ouverture prochaine  des cités universitaires.

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