Drame dans la localité de Dougroupalegnoa (Gagnoa)

DAH Samé (père de l'enfant assassiné)

Dougroupalégnoa est une nouvelle sous-préfecture (plus de 5000 âmes) située à 15 KM de Gagnoa. Ce vendredi 18 Février presque toute la population du quartier Dioulabougou se rend au marché comme à l’accoutumé, les vendredis étant jour de marché. Un silence de cimetière s’empare du quartier hors mis quelques enfants non encore élèves et les vieilles personnes restés sur place.

DAH Sylvain et un autre enfant un peu plus âgé que lui jouent dans le sable devant la cour de   »papa DAH ». C’est là que les trouve M. AGBE qui apparemment avait savamment préparé son coup. Il remet une pièce de 25 F au plus âgé pour lui acheter des bonbons tandis qu’il insiste pour que Sylvain reste auprès de lui. C’est alors qu’AGBE profitant de l’absence de l’autre se rend à son domicile avec Sylvain où il lui tranche la tête. Il recueille ensuite le sang dans un pot et enfouit la tête dans un coin de la maison avant de disparaître dans la nature avec le reste du corps.

Le soir arrive, tous les autres enfants de M. DAH sont rentrés sauf Sylvain. Sa mère le cherche partout, point de trace. Seul son camarade a pu dire qu’il était resté avec AGBE. Indice capital qui dirige tout le monde chez AGBE mais celui-ci est absent et sa porte est hermétiquement fermée.

On se décide à fracturer la porte. Surprise ? Du reste de sang dans un pot. Ce qui indique que quelque chose de grave est arrivé au petit. L’inquiétude et l’angoisse gagnent les visages. Maman Sylvain ne peut contenir ses larmes. On essaie de la calmer ainsi que le père qui est de plus en plus furieux.

Les recherches se poursuivent dans la maison d’AGBE et aux alentours. C’est ainsi que M. Yahaya, chef de la communauté des Burkinabés s’aperçoit que la terre est remuée dans un coin de la maison. Il creuse à cet endroit et découvre la tête du petit sans le reste du corps.

La gendarmerie alertée se rend sur les lieux et fait le constat. Une fois la vérité découverte, tous les Lobis, gourdins, machettes et torches en main saccagent et incendient les domiciles de Agbé, Togolais–Béninois résidant dans le village. La gendarmerie de Gagnoa est à la recherche de M. AGBE qui court toujours.

Le pot où le sang de l'enfant a été recueilli

Le domicile de M. AGBE incendié

Un des domicile des Togolais et Béninois saccagé

Le coin de la maison où la tête de l'enfant a été enterrée

Abraham Laboriel

Share