Duékoué, Zouanhounien, Bangolo : totale psychose

La crise post-électorale qui secoue la Côte d’Ivoire prend des proportions inquiétantes dans la région de l’ouest montagneux. Une psychose généralisée s’est emparée des populations de Duékoué, Zouhanhounien et Bangolo.

Un grand nombre des populations de ces villes ont fuit pour trouver refuge ailleurs. Le responsable local de la communication des Forces Armées des Forces nouvelles a imputé la responsabilité de cette situation aux « miliciens » :

« le Samedi 11 décembre,  nous avons été  informé de la présence des miliciens dans la zone de confiance en train de perpétrer des exactions sur les populations civiles. Ces miliciens aux dires de nos informateurs auraient pris leur quartier général dans le village de Guitrozon. Ils ont commencé à s’attaquer aux populations civiles  par des actes de braquages et autres.  Ne pouvant pas continuer d’assister impunément à ces exactions, nous avons entrepris de les déloger de la zone de confiance. C’est ainsi que nous avons mené l’assaut pour libérer la zone ».

Selon Mara Lanciné, le Chargé de communication du commandant du groupement d’instruction 1, les hommes du commandant Losseni Fofana ont effectivement trouvé des miliciens à Bangolo qu’ils ont repoussé jusqu’aux portes de Duékoué plus précisément à Guitrozon. « Notre intention n’est pas de prendre le contrôle de Duékoué, raison pour laquelle à la demande de notre hiérarchie, nous avons replié le même jour avec pour souci d’épargner les vies humaines surtout celles de nos frères d’armes des forces de défense et de sécurité », a-t-il soutenu.

Pour avoir entendu les bruits des armes, les populations de Duékoué sont restées terrées chez elles pendant les deux jours qui ont suivi les affrontements armés.

Le Dimanche 12 décembre, les populations de Fengolo (village situé à 03 Kilomètres) de Duékoué restées sur place après le passage des soldats des FAFN, reçoivent la visite de combattants. Selon elles, des miliciens se sont attaqués à un véhicule de transport de cacao quittant le village pour Duékoué.

Ces « miliciens » armés de Kalachnikov et de fusils à pompe, selon les témoignages recueillis, ont ouvert le feu su le véhicule. Le chauffeur est tué sur le champ. Des chasseurs Dozo postés dans le village ripostent avec leur fusil calibre douze. Un milicien tombe et les autres prennent la clé des champs. Bilan, deux morts.

A Zouanhounien où les populations ont vécu des drames similaires, les populations sont apeurées. Une frange de ces populations a trouvé refuge à Danané. Certains ont préféré traverser les frontières libériennes et Guinéennes pour se constituer réfugié dans ce pays voisins.

Kindo Ousseny

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