21/12/2017 / Moahet-Sran

22 mai 2013. Par le décret n°2013-327, le gouvernement ivoirien interdisait l’utilisation des sachets solides. Objectif visé : protéger davantage l’environnement et préserver la santé des populations. Les grandes surfaces de distribution ont, elles, sauté sur l’occasion pour se faire plus de profits. Et la clientèle reste muette, s’y soumet.

Depuis 2013, dans les supermarchés en Côte d’Ivoire, le client n’a plus droit à l’emballage gratis des biens achetés. La raison évoquée par ces surfaces de distribution : l’interdiction des sachets plastiques. Le gouvernement ivoirien a certes interdit les sachets plastiques, mais n’a pas interdit l’usage des emballages. La mesure vise entre autres à « faire la promotion des emballages biodégradables ». D’ailleurs, c’est vers ces derniers types d’emballage que d’autres commerçants se sont tournés.

Des gains financiers pour les supermarchés

Au marché. À la supérette ou boutique du quartier. À la boulangerie. À la pharmacie. Le client a encore droit à l’emballage des produits achetés, sans dépenser un franc de plus. Ce dont les propriétaires et autres responsables des grandes surfaces de distribution bénéficient également, d’une manière ou d’une autre, mais qu’ils refusent paradoxalement à leur clientèle.

Au supermarché, le client doit désormais venir avec son propre emballage ou transporter ses produits dans ses mains ou contre sa poitrine. C’est dire combien la royauté du client a disparu des surfaces de distribution. On a l’impression que les supermarchés veulent faire payer aux clients la décision du gouvernement d’interdire les sachets solides pour un environnement davantage sain pour tous.

« Avez-vous un sac, un emballage ? » Une question (…)

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