Fermeture des institutions financières à l’ouest, les malades sont dans la galère

Martin souffre d’un mal de ventre. Après une première consultation, le médecin lui délivre un bulletin pour une échographie. Coût de l’examen : 1000 F CFA.

« La fermeture de la banque m’a surpris et là où je suis, il m’est difficile d’obtenir cette somme si je n’obtiens pas de prêt. J’ai un compte bancaire mais hier soir je me suis rendu à la banque espérant pouvoir faire un retrait sur mon compte. Mais le guichet automatique affiche “hors service“. C’est dire qu’il est impossible d’y effectuer des opérations de retrait », indique Martin qui se plaind de douleur abdominal.

L’homme qui ne dispose d’aucun sou pour faire face à son examen décide de confier son sort aux tradipraticiens. Alors qu’il dispose d’un compte d’épargne dans une banque de la place.

Ils sont nombreux ces malades démunis qui arrivent dans les centres de santé et qui ne parvienne pas à faire face aux ordonnances que leur prescrivent les médecins et infirmiers.

« Il arrive des moments où nous prescrivons des ordonnances aux malades qui une fois la porte de nos bureau franchie ne refont plus surface. Cela est très souvent dû au manque de moyens financiers. Mais affirmer que cela est dû à  la fermeture des institutions financières n’est pas vérifié puisque tous ceux qui fréquentent les centres de santé  ne disposent pas  tous de comptes bancaires », fait remarquer un infirmier rencontré dans un centre de santé publique.

Pour Soumahoro Fatim, agent de santé,

« la fréquentations des centre de santé par les malades a diminué ces derniers temps ».

Pour elle, cette situation est dûe à l’état de paupérisation avancé de la population dons les sources de revenu sont considérablement réduites.

Aujourd’hui, elles sont nombreuses, ces personnes qui meurent dans le silence chez elle parce que n’ayant pas d’argent pour se rendre dans les centres de santé. Dans les villages, la situation est très peu reluisante. La fermeture des institutions financière occasionné le manque criard de liquidité pour l’achat des produits agricoles.

Seu André, Planteur à Glèpleu dans la sous-préfecture de Sangouiné souffrait d’un mal de cœur. Par manque d’argent alors qu’il dispose de prés d’une tonne de cacao dans son campement, l’homme n’a pu se rendre en ville pour des consultations médicales. Contre toute attente, le planteur est décédé ce samedi dans son village  sans soin,s laissant derrière lui une veuve et deux garçons.

Un responsable du système sanitaire de Man craint une monté du racket dans les centres de santé.

« Imaginez-vous un médecin ou un infirmier qui n’obtient pas son salaire à la fin du moi. Mais dite vous que si cette situation perdure, nos médecins ou infirmiers seront tenter de racketter les malades et ce sera dangereux pour tous le système sanitaire. Et les premières victimes sont nos parents malades qui vont fréquenter nos centres de santé », s’inquiète-il.

Kindo Ousseny

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