« Le prix bord champ du cacao fixé à 1100 frcs est une illusion, c’est un prix de campagne, impossible d’appliquer » signal Kouamé André un paysan du département de Kouibly. Pour lui c’est à l’approche de la campagne électoral que les autorités pour donner une bonne impression auprès des paysans ont fixé « ce prix illusoire » afin de conquérir l’électorat des producteurs. Mais sur le terrain, la réalité est tout autre. « A l’ouest en zone CNO le prix bord champ du cacao se négocie à 700 frcs, et en zone gouvernemental à Duékoué, Issia Soubré, et autre Il se négocie entre 700 et 800 selon la qualité du produit » indique Ouedraogo Issaka, un opérateur économique de la filière. Pour lui il est impossible d’appliquer le prix indicatif fixé par le comité de gestion de la filière café cacao dirigé par Ano Gilbert. « A Londre le kilogramme de Cacao coûte 1400 Francs. Et si on extrait les taxes, le droit d’usinage, le droit unique de sortie, l’entreposage, l’embarquement et le transit (qui s’élève à environ 500 frcs), vous vous rendez compte qu’il est totalement impossible d’appliquer ce prix indicatif de 1100 frcs bord champ. Dans les usines le kilogramme de cacao s’achète entre 900 et 920 frcs selon la qualité » explique –til.
Pour le président de la fédération des producteurs de café cacao de l’ouest montagneux Doua Blondé Obed, « la fixation des prix que l’Etat donne ne tient pas compte des réalités du marché qui avant tout est libéral. Le producteur est obligé de subir la loi de l’offre et la demande ». Selon lui « les opérateurs économiques expliquent cela par la para fiscalité à laquelle ils sont soumis vis-à-vis de l’Etat. Pour ces acheteurs, si l’état réduit les prélèvements sur leurs revenues, les prix peuvent être améliorés ».
Cette situation n’est pas du goût des producteurs qui demeurent impuissants. « A l’ouest, Il n’y a pas de gros producteurs qui peuvent mener des actions de sorte à influencer les acheteurs et l’Etat pour que le prix bord champs soit amélioré. Il n’y a pas d’organisation syndicale forte qui puisse emmener les planteurs à pratiquer la rétention des produits avec pour soucis de faire grimper les prix. La plus part des paysans n’ayant pas d’autres sources de revenus sont obligés de subir les prix fixés çà et là par les opérateurs économiques et autres exportateurs de la filière » note le président de la fédération des producteurs de café cacao de l’ouest.
Les maillons les plus faibles de la chaîne sont les coopératives. Dans la région des montagnes (ouest) sur les 245 coopératives agricoles de la filière agrées selon les données du ministère de l’agriculture, aucune ne fonctionne. « La première raison de ce dysfonctionnement est dû au fait que 90% de ces coopératives sont fictives. Elles existent sur papier et n’ont aucune base sur le terrain. Les quelques coopératives qui existent réellement sont confrontées à un problème de financement » souligne Doua Blondé Obed, premier responsable des producteurs de l’ouest montagneux. A l’ouest la traite de cacao est en marche, mais le monopole de l’achat des produits est détenu par des opérateurs privés.
Kindo Ousseny à Man










cè réel j’ai mon oncle qui a vendu son cacao à ce prix dans le mois de mars-avril peut être que ça changé ojourd’8 sinon c’était réel!!!!