La plage de Grand-Bassam, la première capitale de la république de Côte d’Ivoire est très prisée par les abidjanais et autres mordus de mer. Ce sont des milliers de personnes qui chaque week-end prennent la destination de la première capitale de notre pays pour prendre un bol d’air, profiter de la brise marine et surtout partager du bon temps avec des amis.
Les samedis et dimanches, ce sont les klaxons et autres vrombissements de convois géants qui « réveillent » le plus souvent les bassamois. La gare routière est bondée déjà à partir de 09 heures du matin, le rond point central de Grand-Bassam connait en même temps une animation particulière digne des jours de fête.
Les supermarchés et le marché municipal sont pris d’assaut par les « plageurs » qui s’approvisionnent le temps de leur séjour. Mais cette situation n’est pas toujours aisée pour l’ensemble de ces « touristes » de samedi et dimanche.
Le parcours du combattant
L’accès à la plage de Grand-Bassam n’est pas toujours aisé pour tous. En effet, si vous êtes seul, en famille où accompagné de votre conjoint, il n’y a aucun problème pour passer les barrages des forces de l’ordre afin de profiter de la mer ainsi que des restaurants chics de la première capitale de Côte d’Ivoire.
Mais, une fois dans un convoi, la situation devient difficile pour les visiteurs qui sont l’objet de beaucoup de tracasseries de la part des forces de l’ordre. Cette situation est due à l’ignorance où à la méconnaissance de la réglementation en vigueur pour permettre aux convois d’avoir accès à la plage.
La vérité, c’est que, chaque association où groupement constitué qui entend visiter où séjourner sur la plage de Grand-Bassam doit préalablement déclarer le nombre des participants à la mairie de Grand-Bassam qui délivre une autorisation contre-signée par l’arrondissement maritime de la même cité. C’est donc ce sésame qui ouvre les portes de la berge lagunaire aux convois.
Pour la mairie de Grand-Bassam, cette réglementation permet d’apprécier le flux de personnes que la commune reçoit chaque week-end mais aussi d’obtenir un peu d’argent (l’autorisation n’étant pas gratuite) pour l’entretien et la surveillance de la plage.
Les visiteurs qui veulent respecter les procédures doivent ainsi pour toute visite, adresser un courrier à monsieur le maire de Grand-Bassam avec la liste de l’ensemble des personnes qui doivent faire partie du convoi. Les services de la mairie « facture » à 200 F CFA par personne en plus d’un montant forfaitaire.
A cela, il faut ajouter les 5000 F CFA à payer à l’arrondissement maritime. Les visiteurs sont le plus souvent pris à partie par les syndicats des transporteurs à l’entrée de la ville où au niveau du marché municipal. A ces « agents », un pécule est également versé après d’âpres négociations.
Le Développement des caisses parallèles
« On a quitté Yopougon à 08 heures. Finalement, c’est à 16 heures que nous avons accès à la plage », se révolte Y. Jonas qui conduisait une délégation.
Mais cette situation est fastidieuce pour la plupart des visiteurs d’où le développement des caisses parallèles car ceux qui ne respectent pas la réglementation se heurtent aux agents des forces de l’ordre commis par la mairie. Ceux-ci qui sont sensés respecter la réglementation en vigueur, s’arrangent avec les « fraudeurs » pour se faire de l’argent.
« Les week-ends nous sommes heureux, nous sommes même contents quand ils n’ont pas les papiers car on finit par s’arranger », a avoué un agent de la police municipal qui a requis l’anonymat.
Les touristes eux, s’accommodent toujours avec la situation.
« C’est plus coûteux de faire tous les papiers à Grand-Bassam, on paie toujours la moitié sur la route et on gagne en temps », justifie Serges TITI, Président d’une association de jeunesse communale à Yopougon.
Alex YEDAGNE








