C’est fait ! Depuis le vendredi 29 juin 2012, les officiels de l’UNESCO en réunion à saint Petersbourg ont validé le vieux projet du gouvernement ivoirien de faire de la ville de Grand-Bassam, patrimoine mondial de l’UNESCO.
Le quartier France, la cité où « les Blancs » ont vécu est désormais sur la prestigieuse liste des sites dédiés à l’UNESCO. Cette inscription a été possible grâce à ces monuments qui rappellent encore l’époque coloniale. Ce sont : la préfecture de Grand-Bassam, la résidence Ganamet, le palais du gouverneur devenu musée national du costume, l’hôtel des postes devenu maison du patrimoine culturel, le monument dédié aux morts de la fièvre jaune etc.
Mais il est également sage de louer l’insistance des autorités ivoiriennes qui se sont appropriées les recommandations faites sur ledit projet à l’occasion de la 33ème conférence du comité du patrimoine mondial qui s’est tenu en Espagne. a savoir les sept (7) plaies du projet qui étaient entre autre la discontinuité de la zone tampon, la délimitation du chantier, la faiblesse du dispositif institutionnel, la clarification de la structure étatique qui serait gestionnaire du site etc.
Ce dimanche 1er juillet 2012, c’est le soulagement chez les populations ainsi que des opérateurs économiques installés sur le site.
« On attend beaucoup de l’UNESCO », a lâché Ali Touré, un jeune secouriste rencontré sur la plage. « Je pense que l’initiative de l’UNESCO nous permettra d’avoir beaucoup de visiteurs donc beaucoup de clients », nous confie pour sa part Benoit, propriétaire d’un restaurant sur le site.
Les Bassamois eux attendent avec l’inscription de la vieille ville, l’ouverture de l’embouchure afin d’empêcher l’érosion côtière qui est une « plaie » à la préservation du site. Les populations de Grand-Bassam ne peuvent qu’être heureuses car aux dires du Ministère ivoirien de la Culture, ce sont près de 2 milliards de Francs CFA qui vont être débloquées comme assistance d’urgence pour réparer les dommages causés par les catastrophes naturelles ou par l’activité humaine.
Grand-Bassam entend donc célébrer cet évènement en pensant à feu Jean Michel Mouloud son défunt maire qui a été très actif dans la gestion de ce dossier mais aussi à l’ex-Directeur général de l’UNESCO Koïchiro Matsuura qui, en visite en Côte d’Ivoire en 2004, avait soutenu cette initiative des autorités ivoiriennes.
Alex YEDAGNE








