L’eau source de vie se fait rare à Anono, quartier ébrié (ethnie d’Abidjan) situé au cœur de la commune de Cocody. Depuis longtemps, les robinets installés dans les maisons n’ont plus le bonheur de faire couler de l’eau. C’est la sécheresse. Et les habitants dudit quartier sont obligés de puiser de l’eau à des pompes communes. Des pompes qui, on ne sait par quel miracle, arrivent, elles, à faire couler de l’eau. L’on croirait que cette eau refuse délibérément d’arriver dans les maisons. «C’est un calvaire que nous vivons. On doit transporter l’eau chaque jour. Tout ça nous rend malades» crie avec désarrois Christine Cocora, une habitante du quartier.
Faire la cuisine, prendre son bain, toutes ces choses faciles sont devenues de véritables gymnastiques. « Il faut rationner et faire des choix. Par exemple on choisit de prendre son bain une fois par jour. Soit le matin ou le soir. Pas plus », précise un autre riverain. Quant aux compteurs d’eau, ils ne semblent pas utiles. « ça ne sert à rien de faire installer un compteur d’eau chez soit parce qu’il n’y a pas une seule goutte d’eau qui en sort», lance en colère Martial C lui aussi habitant du quartier.
Les pompes communes, l’alternative
Ainsi, avoir recourt aux pompes communes semble être la seule chose qu’il reste à faire pour les populations d’Anono, malgré le manque d’hygiène accru qu’il y a autour de celles-ci. Mais ils n’ont pas le choix. Car ils ne peuvent pas vivre sans eau. Quant à l’idée de faire intervenir la société de distribution d’eau de Cote d’Ivoire (SODECI), elle reste vaine. Selon les habitants d’Anono « la compagnie est informée et ne fait rien pour arranger les choses ».










