L’hôpital général d’Abobo souffre de « son » délestage

Un hopital privé d'électricité

Il est vrai que le délestage fait des effets partout en Cote d’Ivoire. L’hôpital général d’Abobo (quartier populaire d’Abidjan) en est une grande victime. Le personnel de ce grand centre sanitaire est habitué à la fréquente coupure d’électricité.

La tension de l’électricité dans cet hôpital est variante .Tantôt elle est normale, tantôt elle baise et plonge l’hôpital dans une obscurité de longue durée. Le groupe électrogène qui pouvait régler momentanément  la situation date de 1980 et ne fonctionne plus depuis plusieurs années. Cette situation est due à des branchements anarchiques.

Notons que cette infrastructure où se décide la santé voire même la vie des malades se situe en plein marché. Les commerçants qui ont besoin de l’électricité se branchent sur le générateur de l’hôpital. Et cela sous le regard de l’agence CIE (Compagnie Ivoirienne d’Electricité) située à quelques mètres.

Les responsables disent avoir mené toutes les démarches auprès du ministère de tutelle et de la CIE sans gain de cause. Ils ont donc tendu leurs mains à des opérateurs économiques de bonne volonté ainsi qu’à la première dame de Cote d’Ivoire, député de la commune d’Abobo. Pour le directeur de cet hôpital, Jean-Claude KOUTOUAN, le délestage général des ces derniers mois a envenimé la situation. « le délestage n’a fait qu’aggraver notre situation, sinon, nous sommes habitués à ces coupures de courant», confirme t-il.

Les domaines sensibles les plus touchés dans cette situation sont le bloque opératoire et la maternité. Les conséquences sont lourdes et tristes. Des opérations se font souvent parfois avec des lampes électriques.  «Je suis obligé parfois de demander aux médecins de cesser d’opérer lorsqu’il n’y a pas d’électricité et nous faisons évacuer les cas les cas vers les CHU (Centre Hospitalier Universitaire) pour éviter d’autres désagréments », révèle attristé M.Koutouan.

Odet Koutouan

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