Les années passent et les résidences universitaires sont toutes en train de céder sous le poids de l’âge. Les étudiants sont désemparés face à l’état de délabrement avancé des bâtiments des « cités U ». Le cas de la cité de Mermoz est évocateur.
Longtemps baptisée la citadelle imprenable, ce somptueux joyeux qu’est la résidence universitaire de Mermoz a perdu de l’allure. Y vivre signifie désormais pouvoir s’adapter aux coupures intempestives d’électricité, pire encore accepter les nombreuses fuites d’eaux et les inondations.
Les étudiants se disent impuissant. Pour eux, la gestion administrative de ce genre de travaux de réfection, relève exclusivement du CROU-A (centre régional des œuvres universitaires d’Abidjan).
Et quand l’environnement est délabré, les conditions de vie se détériore aussi. Arsène Amoikon, étudiant en licence de géographie, présente un tableau peu reluisant.
« Le papier peint posé dans la chambre a cédé à cause de l’humidité des murs. Pire, à certains endroits des couloirs, on constate des moisissures semblables à des fougères. Les robinets de la douche vous électrocute par moment quand il y a surtension. Vivement que l’autorité publique dans tous ses démembrements se penche sur cette situation qui constitue un véritable cauchemar pour l’étudiant ».
Un cri d’alarme qui semble sonner le refrain d’une exaspération des résidents de la cité universitaire de Mermoz.
Judy-Kaël Dahé









La première question qui me vient à l’esprit est : »que font les pouvoirs publics? ». La seconde est : « Que fait la FESCI pour lutter contre ce délabrement? ». Je suppose que le rôle de ce mouvement ne résume pas une forme de terrorisme et une unique revendication des bourses…
c’est bien dommage que celui qui réclamait deux milliards pour resoudre le problème de l’école , n’y voit plus rien avec 30 fois plus
@Gangoueus
« Que fait la FESCI pour lutter contre ce délabrement? ».
la question se pose à juste titre;
la réponse est que la FESCI n’est que la branche estudiantine et scolaire armée du FPI , et qu’elle fait son deal dans cette pourriture .Rendez-vous à la cité rouge ou dans toute autre cité universitaire, la FESCI y perçoit des loyers à titre privé avec la bénédiction du pouvoir .En cas de refus, l’exclusion des locaux ou la mort et là rien à y faire
Ayant été étudiant à la FAST de Cocody, j’ai eu la tristesse de constater dans les années 95-97 l’écart entre les revendications de la FESCI capable de rassembler 15000 étudiants dans un meeting, mais incapable de revendiquer plus de livres pour la bibliothèque universitaire.
Etant étudiant congolais, je fus choqué de constater qu’il y avait plus d’ouvrages à l’époque, dans la petite BU de fac des sciences de Brazzaville que dans la majestueuse BIU de l’Université D’Abidjan Cocody, un comble. Tu comprendras que j’apporte très peu de crédits à des figures de la FESCI comme Charles Blé Goudé ou Guillaume Soro…
Quel gâchis!
@Gangoueus
tu as tout vrai, et en plus la situation actuelle les fait vivre et même bien vivre.
Pour l’école, cela n’était en ne sera en rien au premier plan des revendication de la FESCI…On fait du deal c’est tout
@ tous, être dans un bureau de la Fesci, c’est avoir le pouvoir de tout sur tout. Etre intouchable. Pouvoir, prendre ce qu’on veut sur la cité et en faire ce qu’on veut. Un tel syndicat (?), c’est une mafia. Et les hommes politiques ne peuvent (veulent) pas s’en débarrasser parce qu’ils savent que il pourront utiliser ce syndicat à des fins politiques.