La cité Mermoz s’effrite

Les années passent et les résidences universitaires sont toutes en train de céder sous le poids de l’âge. Les étudiants sont désemparés face à l’état de délabrement avancé des bâtiments des « cités U ». Le cas de la cité de Mermoz est évocateur.

Longtemps baptisée la citadelle imprenable, ce somptueux joyeux qu’est la résidence universitaire de Mermoz a perdu de l’allure. Y vivre signifie désormais pouvoir s’adapter aux coupures intempestives d’électricité, pire encore accepter les nombreuses fuites d’eaux et les inondations.

Les étudiants se disent impuissant. Pour eux, la gestion administrative de ce genre de travaux de réfection, relève exclusivement du CROU-A (centre régional des œuvres universitaires d’Abidjan).

Et quand l’environnement est délabré, les conditions de vie se détériore aussi. Arsène Amoikon, étudiant en licence de géographie, présente un tableau peu reluisant.

« Le papier peint posé dans la chambre a cédé à cause de l’humidité des murs. Pire, à certains endroits des couloirs, on constate des moisissures semblables à des fougères. Les robinets de la douche vous électrocute par moment quand il y a surtension. Vivement que l’autorité publique dans tous ses démembrements se penche sur cette situation qui constitue un véritable cauchemar pour l’étudiant ».

Un cri d’alarme qui semble sonner le refrain d’une exaspération des résidents de la cité universitaire de Mermoz.

Judy-Kaël Dahé

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