L’insalubrité persiste encore à Abidjan notamment à Abobo la commune la plus peuplée de Cote d’Ivoire. Dans cette commune, il est impossible de passer par le rond-point de la grande gare routière sans se boucher les narines. Cet endroit est devenu un véritable dépotoir à ciel ouvert.
Au début, cet endroit était le lieu où les agents de la mairie, balayeurs de rue entassaient les ordures. Et par la suite, un camion de ramassage d’ordures arrivait pour les prendre. Aujourd’hui, ce carrefour accueil toutes sortes d’ordures ménagères venant de part et d’autre. « Avant, c’était seulement nous qui entassions nos ordures balayées là, pour qu’un véhicule de ramassage vienne prendre, mais bon, tout le monde en a fait sa poubelle », explique un agent balayeur de la société AROME. Les commerçantes du grand marché d’Abobo, non loin de là, ont trouvé un endroit idéal pour déverser leurs ordures .
Certaines jeunes filles parcourent le marché pour collecter les ordures auprès des commerçants moyennant une modique somme de 100 ou 200 fcfa, selon la quantité d’ordures. Une fois collectées, ces ordures sont sans aucune hésitation déversées sur cette place publique qui fait face à la gendarmerie d’Abobo. Notons qu’à ce même endroit, stagne de l’eau de pluie du fait d’un manque de canalisation.
La puanteur dégagée par tout ceci gêne énormément certains vendeurs qui se trouvent juste à coté. Ce ne sont pas les piétons et passagers qui diront le contraire. Malgré l’état des lieux, les commerçants n’ont pas l’intention de quitter parce que à cet endroit leurs marchandises sont bien achetées. Surtout qu’il y a de l’affluence « c’est vrai, l’odeur nous gêne mais ici les choses marchent bien pour moi. Et d’ailleurs, je suis habituée à la situation », avoue une vendeuse d’orange.
Odet Koutouan








